Plus de 3 100 civils ont fui les affrontements entre groupes armés et trouvé refuge auprès de la MONUSCO à Rhoo, dans le territoire de Djugu, en Ituri. Parmi ces déplacés figurent près de 1 600 femmes et 900 enfants accueillis auprès des Casques bleus bangladais. Neuf personnes ont également été prises en charge, dont deux hommes blessés par balle, alors que la situation demeure tendue dans plusieurs localités de la région.
Selon les informations disponibles, les mouvements de population font suite aux affrontements enregistrés dans plusieurs zones du territoire de Djugu. Ce lundi, des tirs auraient encore été signalés notamment à Blukwa et Gina, entretenant l’inquiétude parmi les habitants et poussant certaines familles à chercher des zones jugées plus sûres.

Charité Banza, coordonnateur de la société civile des Bahema Nord, décrit une situation préoccupante dans plusieurs localités. Il appelle les autorités et les forces présentes dans la zone à renforcer la protection des civils et à œuvrer à la sécurisation des populations contraintes de fuir leurs habitations.
« La situation reste très préoccupante dans plusieurs localités de Bahema Nord. Les affrontements ont provoqué un important mouvement de la population, avec des familles qui ont dû abandonner leurs maisons pour chercher refuge dans des endroits qu’elles considèrent comme plus sécurisés. À Rhoo, plusieurs milliers de personnes se sont rapprochées de la MONUSCO, ce qui montre l’ampleur de la peur qui règne actuellement dans la zone. Nous demandons que la sécurité des civils soit une priorité et que des mesures soient prises pour permettre aux habitants de vivre sans être constamment exposés aux violences », a déclaré Charité Banza.
Le responsable de la société civile fait également état de la poursuite des tirs dans certaines localités, notamment à Blukwa et Gina. Il redoute que la persistance des violences entraîne de nouveaux déplacements et aggrave les besoins humanitaires des populations déjà fragilisées.
« Nous continuons à recevoir des informations faisant état de tirs dans certaines zones, notamment à Blukwa et à Gina. Cela entretient la psychose et ne permet pas aux populations de regagner leurs habitations. Il faut rapidement travailler à faire baisser la tension, parce que chaque nouvel affrontement peut provoquer d’autres déplacements et exposer davantage les civils. Nous appelons les autorités compétentes, les forces de sécurité et tous les acteurs impliqués à tout mettre en œuvre pour rétablir la sécurité et éviter que cette situation ne se transforme en une nouvelle crise humanitaire dans le territoire de Djugu », a insisté Charité Banza.
Sur le site de Rhoo, la MONUSCO assure l’accueil et la protection des personnes ayant fui les violences. Près de 1 600 femmes et environ 900 enfants figurent parmi les personnes réfugiées auprès des Casques bleus bangladais. Neuf personnes ont par ailleurs été prises en charge, dont deux hommes blessés par balle.
La poursuite des affrontements dans certaines localités de Djugu maintient donc une forte pression sur les populations civiles, tandis que les mouvements de déplacement se poursuivent et que les besoins en protection et en assistance restent importants.
Jolie Palmer depuis Bunia