À Bunia, le Collectif des journalistes de l’Ituri, CJI, donne 72 heures aux responsables de la riposte contre Ebola pour répondre aux préoccupations des médias locaux et organiser une rencontre avec leurs représentants. Le collectif dénonce ce qu’il qualifie de marginalisation des journalistes locaux dans le dispositif de communication de la riposte, alors que les médias sont appelés à jouer un rôle important dans la sensibilisation de la population et la lutte contre les rumeurs.
Les professionnels des médias souhaitent notamment l’ouverture d’un cadre d’échange avec les responsables de la riposte afin d’examiner leurs difficultés et de clarifier leur implication dans la communication autour de l’épidémie.

Le collectif des journalistes d'Ituri
Le CJI estime qu’une meilleure collaboration permettrait aux médias locaux d’accéder aux informations nécessaires et de relayer efficacement les messages de prévention auprès des communautés.
« Nous donnons 72 heures aux responsables de la riposte contre Ebola pour répondre aux préoccupations des journalistes et organiser une rencontre avec les représentants des médias locaux. Nous estimons que les journalistes de l’Ituri ne doivent pas être marginalisés dans la communication de la riposte. Nous sommes pourtant en première ligne pour informer, sensibiliser la population et contribuer à lutter contre les rumeurs. Nous voulons donc un cadre d’échange qui nous permette de travailler dans de bonnes conditions et d’avoir accès aux informations nécessaires pour bien accomplir notre mission, » extrait de la lettre du Collectif des journalistes de l’Ituri (CJI).
Le collectif prévient qu’en l’absence de réponse au terme de ce délai, des mesures pourraient être prises concernant la couverture des activités liées à Ebola. Cette position intervient dans un contexte où la communication demeure un élément essentiel de la riposte, notamment pour favoriser l’accès à une information fiable et renforcer l’adhésion de la population aux mesures de prévention.
Jolie Palmer, reportage.