Les équipes de la riposte ont repris le travail au CTE de Rwampara, tandis que les revendications liées aux primes, aux rémunérations et aux conditions de travail restent au centre des préoccupations des prestataires.
Les activités ont repris normalement ce mercredi 8 juillet 2026 au Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Rwampara, situé à une douzaine de kilomètres de Bunia, dans la province de l’Ituri. Cette reprise marque un retour progressif à la normale après un mouvement de protestation observé la veille par plusieurs prestataires engagés dans la riposte contre la maladie à virus Ebola. Mardi, les agents avaient suspendu leurs activités pour réclamer le paiement de leurs primes, une revalorisation de leurs rémunérations ainsi que l’amélioration de leurs conditions de travail. Ce mouvement avait suscité des inquiétudes quant à la continuité des opérations de prise en charge et de surveillance, alors que la province poursuit ses efforts pour contenir l’épidémie.
Selon plusieurs sources sur place, les discussions engagées entre les responsables de la riposte et les représentants des prestataires ont permis une reprise des activités, dans l’attente de solutions aux revendications exprimées.
« Nous avons décidé de reprendre le travail parce que la lutte contre Ebola ne peut pas être interrompue. Notre priorité reste la protection des populations et la prise en charge des malades. Toutefois, cela ne signifie pas que nos revendications ont disparu. Depuis plusieurs semaines, nous demandons le paiement de nos primes, une rémunération plus conforme aux risques que nous prenons quotidiennement ainsi que de meilleures conditions de travail. Nous espérons que les autorités compétentes et les partenaires de la riposte donneront rapidement une suite favorable à ces préoccupations afin de préserver la motivation des équipes engagées sur le terrain. », a expliqué un représentant des prestataires.
Les acteurs de la riposte rappellent que les ressources humaines constituent un pilier essentiel dans la lutte contre Ebola. Ils estiment qu'un personnel motivé et bénéficiant de conditions de travail adéquates est indispensable pour garantir l'efficacité des opérations de surveillance, de traitement des malades, de vaccination et de sensibilisation des communautés.
Les responsables sanitaires saluent ainsi le sens de responsabilité des équipes qui ont accepté de reprendre leurs activités, tout en poursuivant le dialogue avec les différentes parties prenantes.
« La reprise des activités est une bonne nouvelle pour la riposte, car chaque interruption peut avoir des conséquences sur le suivi des patients et sur les actions de prévention. Nous encourageons la poursuite du dialogue entre les prestataires, les autorités sanitaires et les partenaires afin de trouver des solutions durables aux difficultés soulevées. Les femmes et les hommes engagés dans la lutte contre Ebola accomplissent un travail particulièrement exigeant et méritent d'exercer leur mission dans des conditions qui garantissent leur sécurité, leur motivation et leur dignité professionnelle. », a indiqué un responsable impliqué dans la coordination de la riposte.
La reprise des activités au Centre de traitement d’Ebola de Rwampara permet ainsi d’assurer la continuité des services de prise en charge et de surveillance épidémiologique dans la province de l’Ituri. Les prestataires attendent désormais des réponses concrètes à leurs revendications afin d’éviter de nouvelles perturbations des opérations de riposte.
Jolie Palmer depuis Bunia