En l’espace de quelques jours, plusieurs localités dont Muchacha, Mambasa Apodu, Bafwakoa et Mambasa Centre ont été le théâtre de carnages sanglants ayant causé de nombreuses pertes en vies humaines, selon des sources locales.
Face à cette insécurité persistante, un déplacement massif de populations est actuellement observé. Des familles entières abandonnent précipitamment leurs habitations pour se mettre à l’abri, fuyant vers des centres urbains jugés plus sécurisés tels que Kisangani, Bunia et Beni.
« Nous avons fui sans rien emporter. Les attaques sont survenues brutalement, avec des scènes d’horreur indescriptibles. Notre seule priorité était de sauver nos vies et celles de nos enfants. Aujourd’hui, nous ne savons pas de quoi demain sera fait », témoigne un déplacé joint sur la route de l’exode.
Dans les zones d’accueil, la pression humanitaire devient de plus en plus forte, avec un afflux de déplacés qui dépasse les capacités d’accueil des communautés locales déjà fragilisées.
« Les familles arrivent épuisées, traumatisées et sans ressources. Certaines ont perdu des proches, d’autres ont tout laissé derrière elles. Nous faisons face à une situation d’urgence qui nécessite une réponse rapide des autorités et des partenaires humanitaires », alerte un acteur de la société civile.
Alors que la situation sécuritaire reste volatile dans la région, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à une intensification des opérations militaires contre les ADF et à une assistance humanitaire d’urgence pour les populations affectées. Cette nouvelle escalade de violences confirme, une fois de plus, la fragilité persistante de la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo.