En territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, la communauté Yira réunie au sein de l’Association culturelle Kyaghanda Yira rejette les accusations qui attribuent collectivement aux Nande/Yira la responsabilité de l’insécurité dans cette partie de la province. Dans une déclaration solennelle, cette communauté appelle à ne pas confondre les actes posés individuellement avec la responsabilité d’une communauté entière.
Selon les responsables du Kyaghanda Yira, les auteurs d’éventuels actes criminels doivent répondre de leurs actes devant les instances compétentes, sans que leur appartenance communautaire ne serve à mettre en cause l’ensemble des Yira vivant à Mambasa. La structure réaffirme par ailleurs son attachement à une démarche pacifique et républicaine, fondée notamment sur la justice et le respect de la coexistence entre les différentes communautés.
John Vuleveryo, porte-parole du Kyaghanda Yira à Mambasa, appelle à éviter les généralisations susceptibles d’alimenter les tensions communautaires dans une région déjà confrontée à des défis sécuritaires.
« Nous rejetons fermement toute accusation qui voudrait faire porter à toute la communauté Yira la responsabilité des actes commis par certaines personnes. Lorsqu’un individu commet une infraction, il doit répondre devant la justice en tant qu’individu. Il ne serait pas juste de prendre son appartenance communautaire pour accuser toute une communauté. Nous demandons donc que chacun fasse la distinction entre la responsabilité individuelle et la responsabilité communautaire », a déclaré John Vuleveryo.
Le porte-parole insiste également sur la volonté de la communauté Yira de privilégier le dialogue et les mécanismes légaux pour contribuer à la recherche de la paix à Mambasa. Il appelle les différentes communautés à préserver la cohésion sociale et à éviter les discours susceptibles d'exacerber les divisions.
« Notre communauté reste attachée à une démarche pacifique, républicaine et fondée sur la justice. Nous sommes favorables à ce que les questions liées à l’insécurité soient traitées par les autorités compétentes et les institutions de la République. Nous ne voulons pas que les actes de quelques individus deviennent un prétexte pour stigmatiser toute une communauté. La paix et la cohabitation nécessitent que nous respections les droits de chacun et que nous privilégiions le dialogue plutôt que les accusations collectives », a ajouté John Vuleveryo.
L’Association culturelle Kyaghanda Yira appelle ainsi les autorités et les différentes composantes de la société à privilégier une approche individuelle des responsabilités et à préserver la cohésion entre les communautés vivant dans le territoire de Mambasa.
Jolie Palmer, depuis l’Ituri