Son credo est : « Chaque déchet ramassé est un geste d’amour pour notre ville ». Il s'agit là d'une campagne citoyenne qui remet la protection de l’environnement au cœur du vivre-ensemble.
Face à la dégradation progressive du cadre de vie, Nzuko de Mihake l’un des grands leaders communautaires de Butembo, a décidé d’accompagner activement les efforts de l’autorité urbaine dans la gestion des déchets.
Par ailleurs, il salue le travail réalisé par l’Office des Voiries et Drainage, OVD, notamment le curage des caniveaux. Celà a permis de limiter les inondations, lors des dernières pluies. Pour lui, l’action publique doit être soutenue par une mobilisation populaire constante. À travers cette campagne volontaire, Nzuko de Mihake sensibilise la communauté à ne plus jeter les déchets n’importe où : caoutchoucs, flacons, papiers et autres immondices: n’ont pas leur place dans les rues.
Il insiste : « Les caniveaux ne sont pas des poubelles. Chacun doit assurer la propreté de son lieu de travail. Par exemple, les restaurants et commerces».
L’activiste cible particulièrement les espaces publics. Écoles, marchés, stades, églises, ronds-points, parkings : ces lieux publics doivent être assainis régulièrement. La propreté de ces espaces, reflète le respect que nous avons pour notre ville et pour les générations futures. « Maintenir la tranquillité publique passe aussi par un environnement sain », rappelle-t-il.
Au-delà du ramassage, Nzuko de Mihake préconise trois actions clés : recyclage, transformation et évacuation des déchets. Il propose également une solution ingénieuse :
« utiliser les déchets évacués pour boucher les multiples têtes d’érosion qui menacent Butembo ».
Il lance aussi un appel à la responsabilité :
« Ne pas profiter des petites pluies pour vider les toilettes ». Un geste simple qui sauve des vies en évitant la propagation des maladies hydriques.
S’adressant directement à la jeunesse, l’activiste dit : « que le goudron ne soit pas l’ennemi de la jeunesse lors des manifestations. Aimer sa ville, c’est la protéger, pas la saccager. Ramasser les caoutchoucs qui jonchent les avenues, devient alors un acte de citoyenneté», insiste-t-il.
Pour clore sa campagne, des affiches sont placées à travers la ville. Elles sensibilisent la population à refuser l’insalubrité et rappellent une vérité visiblement oubliée : Butembo fut jadis l’une des villes les plus propres de la RDC. Elle mérite donc de revêtir son ancienne robe de propreté.