Haut-Katanga : les acteurs du secteur frontalier appelés à clarifier la mesure d’interdiction du transbordement

Haut-Katanga : les acteurs du secteur frontalier appelés à clarifier la mesure d’interdiction du transbordement

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Ghislain Lukambo

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Les acteurs clés du secteur frontalier du Haut-Katanga sont appelés à renforcer la sensibilisation auprès des opérateurs économiques afin d’éviter toute mauvaise interprétation autour de la mesure d’interdiction du transbordement. Les autorités provinciales rassurent que cette mesure ne concerne pas les opérations commerciales régulières effectuées dans le strict respect des normes douanières et de la législation en vigueur.

Le gouverneur du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a tenu à apporter des précisions sur cette mesure qui suscite des interrogations parmi certains opérateurs économiques actifs dans le secteur frontalier. Selon l’autorité provinciale, l’interdiction du transbordement ne doit pas être interprétée comme une suspension générale des activités commerciales ou douanières aux frontières. Les opérations régulières réalisées conformément aux procédures légales et aux normes douanières continuent normalement.

L’objectif de cette clarification est notamment d’éviter la confusion auprès des opérateurs économiques et des autres intervenants du secteur frontalier, alors que les activités commerciales demeurent essentielles au fonctionnement de l’économie provinciale. Les acteurs concernés sont ainsi invités à expliquer clairement les contours de la mesure aux opérateurs afin que celle-ci soit appliquée de manière appropriée, sans entraver les activités autorisées par la législation.

La déléguée de la Direction générale des douanes et ascises, DGDA, apporte des précisions sur les opérations concernées et les modalités d’application de cette mesure, au micro de Dédé Roy.

« Il est important que les opérateurs comprennent que l’interdiction du transbordement ne signifie pas l’arrêt de toutes les opérations qui se déroulent aux frontières. Les opérations régulières, effectuées dans le respect des procédures douanières et des dispositions légales, restent autorisées. Il faut donc éviter les interprétations qui pourraient créer une confusion ou perturber les activités des opérateurs en règle », a-t-elle expliqué.

Dans le même sens, le ministre provincial de l’Économie du Haut-Katanga, George Babunyi Mbau, insiste sur la nécessité d’une communication claire entre les services publics et les opérateurs économiques. Il appelle ces derniers à respecter les normes en vigueur tout en rassurant que les activités conformes à la loi ne sont pas visées par la mesure.

« Notre préoccupation est de faire en sorte que cette mesure soit comprise correctement par tous. Il ne s’agit pas d’interdire les opérations commerciales qui se font légalement. Les opérateurs qui respectent les normes douanières et les procédures prévues par la loi doivent pouvoir poursuivre normalement leurs activités. Nous demandons donc aux différents acteurs du secteur frontalier de sensibiliser et d’informer suffisamment les opérateurs afin d’éviter toute mauvaise interprétation », a déclaré George Babunyi Mbau.

Les autorités provinciales encouragent ainsi les opérateurs économiques à se rapprocher des services compétents pour obtenir les informations nécessaires et éviter toute pratique susceptible de tomber sous le coup de l’interdiction.

Cette clarification intervient dans un contexte où le secteur frontalier constitue un maillon important de l’activité économique du Haut-Katanga. Pour les autorités, l’application des mesures de contrôle doit aller de pair avec la continuité des opérations régulières et le respect des droits des opérateurs en conformité avec la loi.

Dede Roy, depuis Lubumbashi

Tags : # Actualité # RDC

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