Le Rassemblement des Enfants de Dieu du Congo, mouvement chrétien, section du Haut-Katanga, ne s’oppose pas au projet de révision ou de changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Son coordonnateur provincial, Monseigneur Évêque Élie Mitonga, l’a déclaré ce vendredi 21 août 2026 à Lubumbashi, estimant que les différentes propositions de réforme peuvent faire l’objet d’un débat au sein de la société congolaise.
Pour ce responsable religieux, la question constitutionnelle ne devrait pas être abordée uniquement sous l’angle politique. Il estime que les composantes de la société doivent pouvoir exprimer leurs attentes et formuler des propositions sur les dispositions qu’elles souhaitent voir évoluer.
Monseigneur Élie Mitonga évoque notamment l’article 1er, alinéa 1, de la Constitution, qui consacre notamment le caractère laïc de la République. Il n’exclut pas que cette disposition puisse être discutée dans le cadre d’une éventuelle réforme constitutionnelle, allant jusqu’à envisager le passage d’un État laïc à un « État prophétique », selon sa conception.
« Nous ne sommes pas contre la révision ou le changement de la Constitution. Nous pensons simplement que, lorsqu’on veut toucher à la loi fondamentale du pays, il faut permettre à toutes les composantes de la société de donner leur avis. En tant que chrétiens, nous pouvons également formuler nos propositions. Nous pouvons notamment réfléchir sur l’article premier, alinéa premier, qui parle d’un État laïc. Pourquoi ne pas réfléchir, dans le débat, à la possibilité d’un État prophétique ? C’est une question que nous pouvons poser et soumettre à la réflexion nationale », a déclaré Monseigneur Évêque Élie Mitonga, coordonnateur provincial du Rassemblement des Enfants de Dieu du Congo dans le Haut-Katanga, au micro de Dédé Roy.
Cette prise de position intervient alors que le projet de modification de la Constitution continue d’alimenter les débats politiques et sociaux en République démocratique du Congo. Si certains acteurs réclament une révision de certaines dispositions de la loi fondamentale, d’autres s’interrogent sur les conséquences institutionnelles et politiques d’un éventuel changement de Constitution.
Pour le Rassemblement des Enfants de Dieu du Congo, le débat devrait donc rester ouvert, avec une implication des différentes forces sociales et religieuses du pays.
Monseigneur Élie Mitonga appelle ainsi à considérer la réforme constitutionnelle comme une question d’intérêt national, qui mérite, selon lui, une réflexion approfondie plutôt que des prises de position précipitées.
Dédé Roy, depuis Lubumbashi.