Poursuivant ses efforts en faveur de la protection des personnes vulnérables, le Gouvernement provincial du Haut-Katanga veut mesurer les avancées réalisées dans la prise en charge des enfants en rupture familiale ainsi que dans l’accompagnement des femmes victimes de violences basées sur le genre. Une délégation provinciale doit effectuer une descente auprès des services du ministère du Genre, Famille et Enfant afin de s’enquérir de la situation et d’évaluer l’impact des actions menées avec l’appui des partenaires techniques et financiers.
Cette mission intervient dans un contexte où les autorités provinciales cherchent à renforcer les mécanismes de protection sociale et à garantir une meilleure réponse aux besoins des enfants privés de soutien familial ainsi qu’aux survivantes des violences. Au cours de cette évaluation, la délégation devrait notamment examiner les conditions d’accueil des enfants vulnérables, les dispositifs d’accompagnement psychosocial, les stratégies de réinsertion familiale et communautaire, mais aussi les mesures mises en place pour soutenir les femmes victimes de violences.
Pour les autorités provinciales, cette démarche s’inscrit dans une volonté d’améliorer la coordination entre les services publics, les structures spécialisées et les organisations partenaires intervenant dans le domaine de la protection de l’enfant et de la lutte contre les violences basées sur le genre.
« Notre objectif est de voir concrètement ce qui a déjà été réalisé, d’identifier les difficultés qui persistent et de trouver ensemble des solutions adaptées. La protection de l’enfant et l’accompagnement des victimes de violences ne peuvent pas être seulement des déclarations, ils doivent se traduire par des actions visibles sur le terrain », indique une source proche du ministère provincial du Genre, Famille et Enfant.
Les acteurs impliqués dans ce secteur rappellent que les enfants en rupture familiale restent exposés à plusieurs risques, notamment l’exploitation, la maltraitance, l’abandon scolaire et diverses formes de violences. Ils plaident ainsi pour un renforcement des programmes de prévention et de réintégration afin d’offrir à ces enfants un environnement protecteur. Du côté des structures accompagnant les femmes victimes de violences basées sur le genre, l’accent est mis sur la nécessité d’améliorer l’accès aux services médicaux, juridiques et psychosociaux pour permettre aux survivantes de reconstruire leur vie.
Les partenaires techniques et financiers engagés aux côtés du Gouvernement provincial soutiennent plusieurs initiatives destinées à renforcer les capacités des structures locales et à améliorer la qualité de l’assistance offerte aux personnes affectées.
« La prise en charge des victimes doit être globale. Une femme qui a subi des violences a besoin d’un accompagnement médical, psychologique, juridique et économique pour retrouver son autonomie. De même, un enfant séparé de sa famille doit bénéficier d’un cadre qui favorise sa protection et son développement », explique un acteur engagé dans la protection sociale.
Cette évaluation devrait également permettre de dégager de nouvelles orientations pour renforcer les programmes existants et mieux répondre aux défis liés à la protection des groupes vulnérables dans la province du Haut-Katanga.
Les autorités provinciales réaffirment leur volonté de travailler avec l’ensemble des partenaires afin de garantir un meilleur respect des droits de l’enfant et une lutte plus efficace contre les violences basées sur le genre.
Reportage de Dédé Roy depuis Lubumbashi