À Lubumbashi, les travaux de la réunion tripartite RDC-Tanzanie-HCR consacrée au rapatriement volontaire des réfugiés congolais vivant en Tanzanie ont débouché sur plusieurs résolutions. Elles visent à faciliter le retour volontaire, sécurisé et durable de près de 68 000 Congolais ayant trouvé refuge en Tanzanie.
À l’issue de ces assises, les parties techniques se sont notamment accordées sur la nécessité d’examiner l’intérêt du retour des réfugiés ainsi que l’ensemble du processus devant l’accompagner. L’objectif est de garantir que les éventuels retours s’effectuent dans des conditions favorables, avec une attention particulière portée à la sécurité et à la durabilité du processus.
Ces travaux se sont déroulés en présence du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, qui en était l’hôte, ainsi que du gouverneur de la province du Tanganyika. La rencontre a réuni les différentes parties prenantes autour des modalités pratiques de ce retour.
Les participants ont insisté sur la nécessité de préparer minutieusement le processus afin que les réfugiés puissent regagner leur pays dans la sécurité et la dignité :
« Les résolutions issues de ces assises constituent une étape importante dans la préparation du retour volontaire des Congolais réfugiés en Tanzanie. Il ne s’agit pas simplement d’organiser un déplacement des personnes vers leur pays, mais de mettre en place un processus qui puisse garantir leur sécurité, leur dignité et surtout la durabilité de leur retour. Les parties techniques vont ainsi examiner l’intérêt du retour des réfugiés, les conditions dans lesquelles celui-ci devra s’effectuer ainsi que les différentes étapes qui devront être respectées. Nous devons nous assurer que les personnes qui souhaitent regagner la République démocratique du Congo puissent le faire librement et dans des conditions sécurisées. Il est également important d’identifier les besoins des populations concernées afin que leur réinstallation puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles. La coopération entre la RDC, la Tanzanie et le HCR demeure donc essentielle pour parvenir à un résultat satisfaisant. Les près de 68 000 Congolais concernés représentent des familles qui aspirent à retrouver leur pays, leurs communautés et leurs activités. Nous devons donc travailler avec responsabilité pour que leur retour ne soit pas seulement volontaire, mais également durable et respectueux de leurs droits », ressort-il des travaux.
Ces résolutions ouvrent ainsi la voie à la poursuite des discussions techniques entre les différentes parties. Le processus devrait permettre de définir progressivement les conditions pratiques du rapatriement et de préparer l’accueil des réfugiés dans leurs zones de retour.
Dédé Roy depuis Lubumbashi.