Des ménages du quartier Ndosho, à l’ouest de la ville de Goma, au Nord-Kivu, auraient reçu des convocations attribuées au M23. L’alerte est lancée par le Conseil communal de la jeunesse de Goma, qui dit craindre des conséquences sur les habitants concernés. Dans une publication faite mercredi, cette structure affirme que des habitants des avenues Kasavubu, Kalonji ainsi que de la Notabilité Ushindi seraient concernés par ces convocations.
Selon le Conseil communal de la jeunesse, les personnes convoquées seraient accusées d’occuper illégalement des parcelles qui appartiendraient à des personnes se présentant comme réfugiées. La structure de jeunesse s’inquiète de cette situation et estime qu’une telle démarche pourrait raviver les tensions dans cette partie de Goma et du territoire de Nyiragongo. Claude Rugo, cité par la structure, appelle notamment les organisations de défense des droits humains à suivre de près ce dossier.
« On ne peut pas chasser les gens de leurs maisons au nom de la rébellion », écrit Claude Rugo.
Le Conseil communal de la jeunesse demande ainsi que les motifs de ces convocations soient clairement établis et que la situation des parcelles concernées soit examinée afin d’éviter une escalade des tensions. Il invite également les organisations de défense des droits humains à se saisir rapidement de cette situation et à veiller au respect des droits des habitants concernés.
Cette alerte intervient dans un contexte où les questions liées à l’occupation et à la propriété des parcelles restent particulièrement sensibles dans la région de Goma et du territoire de Nyiragongo. À ce stade, les informations publiées par le Conseil communal de la jeunesse ne permettent toutefois pas de vérifier indépendamment l’authenticité de toutes les convocations ni les revendications relatives à la propriété des parcelles.
Salomon Kwiraviwe depuis Goma