Fizi : « Il faut une intervention urgente en faveur des déplacés », alerte Kaliata Antoine

Fizi : « Il faut une intervention urgente en faveur des déplacés », alerte Kaliata Antoine

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Ghislain Lukambo

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Des centaines de personnes déplacées en provenance des hauts plateaux de Fizi et Mwenga vivent dans une grande précarité dans plusieurs aires de santé de la zone de santé de Nundu, en territoire de Fizi, après avoir fui les affrontements armés. La situation humanitaire de ces familles déplacées devient de plus en plus préoccupante. Arrivées dans différentes communautés de la zone de santé de Nundu à la suite des violences armées dans les hauts plateaux de Fizi et Mwenga, ces personnes peinent à trouver des conditions minimales pour assurer leur survie.

Selon les informations recueillies auprès du responsable des affaires humanitaires dans le secteur de Tanganyika, Kaliata Antoine, une partie importante de ces déplacés ne dispose pas d’abris appropriés. Certains sont accueillis provisoirement par des familles d’accueil, tandis que d’autres sont contraints de dormir dans des abris de fortune, voire à ciel ouvert.

Cette situation expose particulièrement les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les malades à plusieurs risques, notamment les maladies liées au manque d’hygiène, à la promiscuité et aux mauvaises conditions de logement.

À cette précarité s’ajoute l’insuffisance, voire l’absence, d’assistance humanitaire régulière. Les besoins alimentaires restent importants, alors que plusieurs familles déplacées ne disposent d’aucune source stable de revenus leur permettant de subvenir à leurs besoins quotidiens.

« Ces déplacés arrivent ici après avoir fui les affrontements dans les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga, mais malheureusement, une fois arrivés dans les différentes aires de santé de Nundu, ils se retrouvent encore dans des conditions très difficiles. Certains passent la nuit dans des abris de fortune et d’autres dorment carrément à ciel ouvert. Ils manquent de nourriture, d’articles d’hygiène et même de soins de santé. C’est pourquoi nous demandons aux autorités ainsi qu’aux organisations humanitaires de se mobiliser rapidement pour venir en aide à ces familles qui ont déjà beaucoup souffert; » Ces propos sont de Kaliata Antoine, responsable des affaires humanitaires dans le secteur de Tanganyika, joint par Eugide Abalawi pour la RTEE Kivu.

Face à cette situation, les besoins exprimés concernent principalement l’accès à la nourriture, aux articles essentiels d’hygiène et aux soins de santé. Les acteurs humanitaires sont également appelés à évaluer les conditions d’hébergement des déplacés afin d’identifier des solutions adaptées, notamment pour les personnes contraintes de passer leurs nuits sans protection suffisante.

Pour Kaliata Antoine, l’urgence consiste également à éviter que la situation ne se détériore davantage. La concentration de nombreuses familles déplacées dans des espaces précaires, sans accès suffisant à l’eau, à l’assainissement et aux soins, pourrait favoriser l’apparition et la propagation de maladies.

Il appelle ainsi les autorités administratives et sanitaires à renforcer leur implication, tout en sollicitant les organisations humanitaires présentes dans la région afin qu’elles puissent apporter une réponse rapide aux besoins des populations déplacées.

« Nous lançons un appel à toutes les autorités compétentes et aux partenaires humanitaires pour qu’ils puissent intervenir le plus rapidement possible. Ces personnes ont besoin de vivres, mais aussi des kits d’hygiène, de médicaments et d’un accès aux soins de santé. Il ne faut pas attendre que la situation devienne encore plus grave avant d’agir. Les déplacés sont déjà victimes des affrontements qu’ils ont fuis ; ils ne doivent pas devenir victimes également de l’absence d’assistance dans leurs lieux de refuge; » Kaliata Antoine, responsable des affaires humanitaires dans le secteur de Tanganyika, a tenu ces propos après avoir été joint par Eugide Abalawi pour la RTEE Kivu.

La situation de ces déplacés illustre une nouvelle fois les conséquences humanitaires des violences armées dans les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga. Contraintes d’abandonner leurs milieux de vie pour sauver leurs vies, ces familles se retrouvent désormais confrontées à d’autres difficultés dans leurs zones d’accueil.

En attendant une réponse humanitaire plus conséquente, l’appel reste donc lancé aux autorités, aux organisations humanitaires et à toutes les structures susceptibles de contribuer à la prise en charge de ces populations vulnérables. L’objectif, selon les acteurs locaux, est de leur garantir au minimum une alimentation suffisante, des conditions d’hygiène acceptables, un accès aux soins et un abri digne.

Reportage Egide Abalawi, depuis Bukavu

Tags : # Actualité # Bukavu # RDC # Sud-Kivu

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