Est de la RDC : Byemba Atosha alerte sur l’impact de la guerre sur le tourisme et appelle à préserver les sites touristiques

Est de la RDC : Byemba Atosha alerte sur l’impact de la guerre sur le tourisme et appelle à préserver les sites touristiques

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Yassin K.

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La guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de peser lourdement sur le secteur du tourisme. Baisse de la fréquentation, perte de partenaires et dégradation de certains sites : les conséquences du conflit se font sentir sur une activité pourtant considérée comme un levier important de développement économique local. À l’occasion de la Journée mondiale du tourisme, les acteurs du secteur appellent à renforcer la sécurité et la conservation du patrimoine naturel, afin de préparer les conditions d’une relance lorsque la situation sécuritaire le permettra.

Pour Atosha Byemba, coordonnatrice de l’Agence pour la promotion et la valorisation du tourisme, les difficultés actuelles ne doivent cependant pas conduire à abandonner les sites touristiques. Elle estime au contraire que leur protection et leur entretien doivent se poursuivre, malgré les contraintes liées à l’insécurité. L’enjeu, selon elle, est de préserver ce patrimoine pour qu’il puisse être valorisé à nouveau lorsque les conditions seront réunies.

« La situation sécuritaire dans l’Est du pays a réellement affecté le secteur du tourisme. La fréquentation a diminué, certains partenaires se sont éloignés et plusieurs sites connaissent des difficultés de conservation. Mais nous devons continuer à protéger ce patrimoine. Nous ne pouvons pas attendre la fin de la guerre pour commencer à réfléchir à la relance du tourisme. Il faut dès maintenant préserver les parcs, les sites et les différents espaces qui constituent notre richesse touristique, afin qu’ils puissent être disponibles et attractifs lorsque les conditions sécuritaires permettront la reprise des activités », a déclaré Atosha Byemba.

La responsable appelle également les autorités et les différents acteurs concernés à faire de la sécurité et de la conservation du patrimoine des priorités. Elle considère que les investissements consentis aujourd’hui dans la protection des sites pourront contribuer à faciliter la reprise du secteur à terme.

« Le tourisme a besoin de sécurité pour se développer, mais il a aussi besoin d’un patrimoine qui soit conservé. Si nous laissons les sites se dégrader pendant cette période difficile, la relance sera beaucoup plus compliquée. Il est donc important de maintenir les efforts de conservation, de protéger les espaces naturels et de continuer à promouvoir le potentiel touristique de l’Est de la RDC. Lorsque la situation sécuritaire s’améliorera, nous devons être prêts à accueillir de nouveau les visiteurs et à redonner au tourisme la place qu’il mérite dans le développement de nos provinces », a insisté Atosha Byemba.

La Journée mondiale du tourisme constitue ainsi, pour les acteurs du secteur, une occasion de rappeler que la relance touristique de l’Est de la RDC dépendra à la fois de l’amélioration durable de la sécurité et de la préservation du patrimoine naturel et culturel. La protection des sites apparaît dès lors comme un investissement à long terme en vue de la reprise du secteur.

Eugide Abalawi

Tags : # Actualité # Bukavu # RDC # Sud-Kivu

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