C’est ce qu’a affirmé ce jeudi 14 mai 2026 l’ingénieur Kasereka Musavuli jeannot, enseignant à l’Institut du Bâtiment et Travaux Publics de Butembo (IBTP Butembo).
Cette analyse intervient quelques jours après l’effondrement dramatique d’une habitation survenu mardi 12 mai dans le quartier Ntoni, commune de Mulekera, en ville de Beni, incident qui a causé plusieurs morts et blessés graves.
Selon l’ingénieur Musavuli, plusieurs personnes non qualifiées se présentent aujourd’hui comme ingénieurs ou techniciens dans le secteur de la construction alors qu’elles ne disposent d’aucune formation académique sérieuse.
« Beaucoup de faux ingénieurs travaillent uniquement pour des intérêts financiers sans respecter les normes techniques exigées dans les constructions modernes », a dénoncé l’ingénieur Kambale Musavuli.
L’enseignant affirme également que certains propriétaires d’ouvrages refusent parfois d’appliquer les recommandations formulées par les véritables spécialistes du bâtiment.
Face à cette situation, il appelle les autorités à renforcer la régulation du secteur afin d’écarter les personnes non qualifiées.
De son côté, l’Office pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption de Butembo rappelle que l’utilisation des matériaux non conformes peut entraîner la suspension immédiate des travaux.
Jonas Mbayahi, officier de police judiciaire et sensibilisateur au sein de cette structure, indique que certains contrôles réalisés sur terrain révèlent régulièrement des irrégularités graves.
« Lorsque les matériaux utilisés ne répondent pas aux normes, nous avons le pouvoir de suspendre les travaux et même d’ordonner la démolition de l’ouvrage dans les cas les plus graves », a expliqué Jonas Mbayahi.
L’OBLC appelle ainsi la population à toujours collaborer avec des ingénieurs, architectes et techniciens qualifiés afin d’éviter les catastrophes.
Plusieurs habitants de Beni et Butembo réclament désormais un contrôle plus rigoureux des chantiers de construction pour prévenir de nouveaux drames.