À Bukavu, la Société civile du noyau communal d'Ibanda tire la sonnette d'alarme face à la multiplication des refus de billets usés, déchirés ou recollés dans les échanges commerciaux. Elle estime que cette pratique pénalise les consommateurs et risque de ralentir les activités économiques dans une ville où une grande partie de la population vit du commerce quotidien.
La Société civile du sous-noyau de la commune d'Ibanda, dans la ville de Bukavu, exprime son inquiétude face au rejet de plus en plus fréquent des billets de banque usés, déchirés ou recollés par certains opérateurs économiques. Selon cette structure citoyenne, de nombreux commerçants n'acceptent désormais que des billets neufs ou en parfait état, une situation qui complique les transactions quotidiennes et crée des tensions entre vendeurs et acheteurs.
Pour Murhula Machumbiko, acteur de la Société civile, cette pratique ne fait qu'aggraver les difficultés économiques auxquelles la population est déjà confrontée.
« Nous constatons avec préoccupation que plusieurs commerçants refusent systématiquement les billets usés, même lorsqu'ils conservent leur valeur légale. Cette pratique pénalise surtout les citoyens ordinaires qui reçoivent ces billets dans leurs activités quotidiennes. Beaucoup de personnes passent des heures à chercher où échanger leurs coupures avant de pouvoir effectuer un simple achat. Cela ne fait qu'alourdir les difficultés économiques de la population. », déplore Murhula Machumbiko.
Selon lui, l'économie locale repose essentiellement sur de petites transactions journalières. Le rejet de certaines coupures risque ainsi de ralentir les échanges commerciaux et de fragiliser davantage les ménages. Il appelle les autorités monétaires et les services compétents à sensibiliser les opérateurs économiques sur les règles applicables en matière de circulation des billets de banque.
« Nous demandons aux autorités compétentes, notamment à la Banque centrale et aux services chargés du contrôle économique, d'intervenir rapidement. Il est important de rappeler aux commerçants quels billets peuvent légalement circuler et d'organiser, si nécessaire, des mécanismes permettant de remplacer les billets réellement détériorés. Il faut éviter que cette situation ne provoque une paralysie des activités commerciales dans notre ville. », insiste-t-il.
La Société civile d'Ibanda invite également la population à manipuler les billets avec soin afin de limiter leur détérioration, tout en encourageant les institutions financières à faciliter leur remplacement lorsque leur état ne permet plus une utilisation normale.
GORETH SIFA depuis BukAVU