Dialogue national : Maître Isaac Mutanga fixe trois lignes rouges pour préserver la souveraineté de la RDC

Dialogue national : Maître Isaac Mutanga fixe trois lignes rouges pour préserver la souveraineté de la RDC

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Ghislain Lukambo

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Le président national du parti politique Nouveau Congo (NC), Maître Katsuva Mutanga Isaac, accueille favorablement l'initiative du président de la République d'organiser un dialogue politique. Tout en saluant cette démarche, il estime que les assises devront respecter des lignes rouges claires afin de préserver la souveraineté nationale, d'éviter toute légitimation des groupes armés et de maintenir l'unité des Congolais face aux défis sécuritaires. Le débat autour du dialogue national continue d'alimenter les réactions de la classe politique congolaise. Parmi les voix qui se sont exprimées figure celle du président national du parti politique Nouveau Congo (NC), Maître Katsuva Mutanga Isaac. Ce dernier considère que l'ouverture d'un dialogue constitue une initiative opportune dans le contexte actuel, marqué par les tensions politiques internes et la persistance de l'insécurité dans l'est de la République démocratique du Congo.

Pour le leader du Nouveau Congo, cette initiative intervient après plusieurs mois de crispations politiques liées notamment au projet de révision constitutionnelle. Selon lui, ces divergences avaient progressivement affaibli le consensus national pourtant indispensable pour faire face aux défis sécuritaires, notamment l'activisme des groupes armés et les accusations d'agression étrangère dans l'est du pays.

Maître Mutanga estime que le dialogue peut contribuer à restaurer la confiance entre les acteurs politiques et à renforcer l'unité nationale. Il souligne toutefois que cette démarche ne produira les effets escomptés que si son agenda est clairement défini et si certaines limites ne sont pas franchies.

« Nous saluons l'acceptation du dialogue par le président de la République. Devant la méfiance qui s'était installée entre les acteurs politiques à la suite de la tentative de changement de la Constitution, dans un contexte où notre pays a plus que jamais besoin d'unité ou, à tout le moins, d'un consensus minimal pour faire face aux défis sécuritaires, le dialogue apparaît comme la voie de la raison. Il doit permettre d'apaiser le climat politique, de restaurer la confiance entre les différentes sensibilités et de renforcer le front intérieur face aux menaces qui pèsent sur notre souveraineté », a déclaré Maître Katsuva Mutanga Isaac.

Le président du Nouveau Congo estime que les discussions devraient être centrées sur les questions de souveraineté nationale, de sécurité, de décrispation politique ainsi que sur l'organisation des élections dans un contexte marqué par les défis sécuritaires. Il appelle également les participants à éviter toute décision susceptible de compromettre les intérêts fondamentaux de la République. À ce titre, le juriste fixe ce qu'il qualifie de « trois lignes rouges » : maintenir une position de fermeté sur les questions de souveraineté nationale, ne pas intégrer dans les institutions des personnes impliquées dans des mouvements armés, et éviter que le dialogue ne serve à légitimer des actes qu'il considère comme criminels.

Selon lui, les discussions portant sur les questions de souveraineté doivent préserver les intérêts de l'État congolais et ne sauraient, à ses yeux, conduire à des compromis remettant en cause l'intégrité des institutions.

« Le dialogue est nécessaire pour renforcer l'unité nationale, mais il ne doit jamais devenir un mécanisme de légitimation de la criminalité. Un État ne peut durablement se construire en récompensant ceux qui prennent les armes contre lui. Les questions relatives à la souveraineté et à la sécurité nationale doivent être traitées avec la plus grande responsabilité. Le dialogue doit fixer de manière consensuelle les limites à ne pas franchir afin de préserver les intérêts supérieurs de la République et d'éviter toute décision qui fragiliserait davantage nos institutions », a poursuivi Maître Katsuva Mutanga Isaac.

Le président du Nouveau Congo réaffirme ainsi son soutien au principe du dialogue politique, qu'il considère comme un instrument de réconciliation et de consolidation de la cohésion nationale. Il insiste toutefois sur la nécessité de conduire ces assises dans le respect des intérêts fondamentaux de l'État et de l'objectif de paix durable.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs acteurs politiques et de la société civile continuent de réagir à l'annonce du dialogue national, chacun proposant ses priorités et ses conditions pour la réussite de ce processus.

Reportage de Ghislain Lukambo, Butembo

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