Désinformation : Olivier Kiriza appelle les journalistes du Sud-Kivu à renforcer leurs capacités en vérification des faits

Désinformation : Olivier Kiriza appelle les journalistes du Sud-Kivu à renforcer leurs capacités en vérification des faits

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Yassin K.

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Face à la montée de la désinformation sur les réseaux sociaux, les journalistes sont appelés à renforcer leurs capacités en matière de vérification des faits. C'est le message porté par Olivier Kiriza, coordonnateur des réseaux des radios et télévisions communautaires du Sud-Kivu, qui invite les professionnels des médias à privilégier des sources fiables et à recouper les informations, particulièrement en période de conflit.

Selon lui, cette vigilance est essentielle pour éviter que les rumeurs ne se propagent davantage au sein des communautés. Dans un contexte marqué par les tensions et l'insécurité, une information erronée, relayée sans vérification, peut en effet aggraver la méfiance et alimenter la peur au sein de la population.

« Aujourd'hui, une information peut faire le tour d'une province en quelques minutes grâce aux réseaux sociaux. Le problème, c'est que beaucoup de contenus circulent sans que personne ne sache d'où ils viennent. En tant que journalistes, nous ne devons pas être des relais de rumeurs. Avant de publier, posons-nous toujours les mêmes questions : qui parle, d'où vient cette information, et peut-on la confirmer auprès d'une seconde source ? Si nous ne sommes pas sûrs, il vaut mieux attendre que de publier une information fausse », déclare Olivier Kiriza.

Le coordonnateur insiste sur la nécessité de renforcer les compétences des journalistes, notamment ceux des médias communautaires, souvent éloignés des centres de formation. Il plaide pour que les rédactions se dotent d'outils et de méthodes de vérification des faits, afin de mieux distinguer l'information fiable des contenus manipulés.

« En période de conflit, chaque mot compte. Une fausse information peut dresser une communauté contre une autre, provoquer des déplacements de population, voire coûter des vies. C'est pourquoi nous invitons tous les confrères et consœurs des radios et télévisions communautaires à se former, à recouper leurs informations et à privilégier les faits. Notre mission, c'est d'éclairer la population, pas de l'inquiéter davantage ni d'alimenter les divisions », poursuit-il.

Pour Olivier Kiriza, la responsabilité des médias est d'autant plus grande que les radios et télévisions communautaires demeurent, dans bien des localités, la principale source d'information des habitants. Leur crédibilité, estime-t-il, dépend directement de la rigueur avec laquelle elles traitent et diffusent les nouvelles.

Egide Abalawi, depuis Bukavu

Tags : # Actualité # Bukavu # RDC # Sud-Kivu

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