Butembo a vécu au ralenti, sans s'arrêter tout à fait. Les mouvements citoyens et groupes de pression ont décrété deux journées ville morte, les jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2026, pour exiger la libération de l'activiste Clovis Mutsuva et dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire. Ce jeudi, premier jour de la mobilisation, le mot d'ordre a été partiellement suivi : boutiques et magasins fermés, cours perturbés dans certaines écoles, et altercations signalées entre la police et des groupes de jeunes à Furu et à Mutsanga. Le transport est toutefois resté normal dans plusieurs quartiers.
À travers cette action, les organisateurs formulent deux revendications. Ils réclament la libération de Clovis Mutsuva, détenu à la prison centrale de Beni. Ils entendent aussi dénoncer l'insécurité grandissante qu'ils constatent à Butembo, dans un contexte de préoccupations persistantes pour la sécurité des habitants.
Dans plusieurs coins de la ville, les activités commerciales ont tourné au ralenti. Des boutiques et des magasins sont restés fermés, signe de l'impact de l'appel à la cessation des activités. Sur plusieurs artères, l'animation habituelle a laissé place à des devantures closes.
Dans le secteur éducatif, plusieurs écoles ont libéré leurs élèves au cours de l'avant-midi, ce qui a perturbé le déroulement normal des cours. Les établissements n'ont pas tous réagi de la même manière à l'appel à la grève.
La journée a aussi été marquée par des altercations dans les quartiers Furu et Mutsanga, entre des éléments de la police et des groupes de jeunes. Les circonstances précises de ces incidents et leur éventuel bilan n'étaient pas encore établis au moment de la rédaction de ce reportage.
Cette mobilisation n'a pas entraîné un arrêt total des activités dans l'ensemble de la ville. Le transport s'est déroulé normalement dans plusieurs quartiers, ce qui a permis aux habitants de poursuivre leurs déplacements.
Reste à observer le niveau de suivi du mot d'ordre ce vendredi 16 octobre, deuxième et dernière journée de cette action citoyenne.
Degusto Muhindo, à Butembo