La Police nationale congolaise (PNC), commissariat urbain de Butembo, dispose désormais d’un nouveau commandant second. Il s’agit du commissaire supérieur Kambale Kahuka Jean Bosco, officier de la PNC ayant le grade de lieutenant-colonel.
Ce dernier a été présenté officiellement aux différentes unités de la police au cours d’une parade organisée ce lundi 16 mars 2026 à l’état-major de la PNC à Butembo.
Dans son allocution, le nouveau commandant adjoint a indiqué que son action sera principalement orientée vers le renforcement de la sécurité et la lutte contre l’insalubrité dans la ville.
« Mon cheval de bataille sera la sécurité de la population et la lutte contre l’insalubrité dans notre ville. Nous avons besoin de l’accompagnement de la population afin de réussir cette mission », a déclaré le lieutenant-colonel Kambale Kahuka Jean Bosco.
Il a par ailleurs invité les habitants de Butembo à collaborer étroitement avec la police pour améliorer la sécurité dans la ville.
« La police ne peut pas travailler seule. Nous demandons à la population de soutenir les forces de l’ordre et de dénoncer tout cas suspect pour renforcer la sécurité », a-t-il ajouté.
Cependant, cette nomination intervient dans un contexte particulier marqué par des revendications de certains mouvements citoyens et groupes de pression, qui continuent d’exiger le remplacement du commandant urbain de la PNC à Butembo.
Tout en souhaitant la bienvenue au nouveau commandant adjoint, la LUCHA, par la voix de son militant Jean-Pierre Kasma, ainsi que le Parlement Debout de Furu, représenté par Maître Angelus Musumba, maintiennent leur position.
« Nous souhaitons la bienvenue au commandant adjoint, mais notre revendication reste la même : nous demandons le remplacement du commandant ville », ont-ils déclaré.
Il convient de signaler que le nouveau commandant second de la PNC Butembo prévoit de rencontrer, dans les prochains jours, les différentes couches de la population de la ville afin de prendre contact avec les acteurs locaux et renforcer la collaboration entre la police et les citoyens.
Par Ghislain LUKAMBO