Les prêts d’argent assortis d’intérêts exorbitants peuvent exposer leurs auteurs à des poursuites judiciaires pour usure. C’est ce qu’a rappelé Maître Kimbesa Wasivigwa, défenseur judiciaire et membre du cabinet de l’honorable Mbenze Yotama, lors d’une interview accordée à la RTEE Kivu ce lundi 12 octobre. Face aux pratiques de certains prêteurs qui profiteraient de la vulnérabilité des personnes en difficulté financière, le juriste appelle la population à respecter les dispositions légales encadrant les prêts et invite les victimes à saisir les services compétents.
« Toute personne qui accorde un prêt à des intérêts exorbitants en profitant de la situation de faiblesse d’une personne dans le besoin s’expose à des sanctions pénales. L’usure est une infraction réprimée par la législation congolaise. J’appelle donc la population à respecter les dispositions légales en matière de prêt d’argent et les personnes qui en sont victimes à saisir les services compétents pour faire valoir leurs droits », explique Maître Kimbesa Wasivigwa.
Le défenseur judiciaire fait référence au Code pénal congolais, livre II, notamment à son article 96, pour rappeler que les pratiques usuraires sont passibles de sanctions. Il met en garde contre les prêts accordés à des taux excessifs et encourage les emprunteurs à s’informer sur les conditions de remboursement avant de s’engager. De son côté, Shahingirwa Kambalume, président des changeurs de monnaie de Butembo, insiste sur la nécessité de respecter les règles encadrant les opérations financières.
« Les opérations financières doivent se faire dans le respect des lois en vigueur. Il est important que chacun comprenne les limites à ne pas franchir lorsqu’il s’agit de prêter de l’argent à un particulier. La population doit faire preuve de vigilance afin d’éviter les pratiques abusives et les conséquences judiciaires qui peuvent en découler », souligne Shahingirwa Kambalume.
Les deux intervenants appellent ainsi à davantage de prudence dans les transactions financières entre particuliers. Les personnes qui s’estiment victimes de prêts usuraires sont encouragées à documenter les conditions de leur emprunt et à s’adresser aux autorités compétentes pour faire valoir leurs droits.
Ange Kavuya, à Butembo