La délocalisation du stationnement des tricycles, communément appelés Bajaj, semble porter ses fruits sur le tronçon compris entre le rond-point Takenga et la Maison Haojue, au centre-ville de Butembo. Depuis l’application de cette mesure prise par l’autorité urbaine, les embouteillages liés à la circulation et au stationnement de ces engins ont diminué sur cet axe. Toutefois, certains conducteurs et propriétaires de Bajaj dénoncent des tracasseries policières sur d’autres artères de la ville.

L'un des tricycles caillassé par les policiers
Rencontrés par le reporter de RTEE Kivu, ces conducteurs affirment être victimes de brutalités et de perceptions d’amendes qu’ils jugent exorbitantes lorsqu’ils circulent notamment sur les rues Kinshasa et d’Ambiance, ainsi que dans certaines avenues. Ils estiment que les limites de la mesure municipale ne sont pas suffisamment claires, ce qui les exposerait à des interpellations lors de leurs déplacements.
« Nous demandons que les autorités nous précisent clairement les routes que les Bajaj peuvent emprunter. Nous voulons exercer notre travail sans être constamment exposés aux arrestations et aux amendes sur des tronçons dont les restrictions ne nous paraissent pas clairement définies. », expliquent certains conducteurs dans une formulation proposée à partir des éléments du reportage.
Les propriétaires et conducteurs concernés appellent ainsi le maire de Butembo à communiquer les itinéraires autorisés et les voies interdites aux tricycles. Selon eux, cette clarification permettrait de faciliter leurs déplacements entre les différents secteurs du centre-ville, tout en assurant le respect des règles de circulation.
« Nous ne nous opposons pas aux mesures visant à fluidifier la circulation au centre-ville. Nous souhaitons plutôt connaître les itinéraires autorisés afin de travailler dans le respect des décisions de l’autorité urbaine et d’éviter les incompréhensions avec les agents de l’ordre. », ajoutent-ils dans une seconde formulation à vérifier à partir des témoignages enregistrés.
En attendant une éventuelle clarification de la mairie, les conducteurs de Bajaj espèrent que leurs préoccupations seront prises en compte afin de concilier la fluidité de la circulation, le respect des mesures municipales et l’exercice de leurs activités professionnelles.
Babacar Vikwa, à Butembo