L’utilisation abusive du téléphone portable peut avoir plusieurs conséquences sur la santé mentale et les relations sociales. Parmi les troubles associés figurent notamment la nomophobie, caractérisée par une peur excessive de se retrouver sans téléphone, les perturbations du sommeil ainsi que certaines difficultés dans les relations de couple. Le psychiatre Erasme Kakirania, qui s’est exprimé ce mardi 15 septembre à la RTEE Kivu, appelle les utilisateurs à adopter un usage responsable de cet outil devenu incontournable dans la vie quotidienne.
Autrefois principalement utilisé pour les appels, le téléphone est aujourd’hui présent dans presque tous les domaines de la vie. À Butembo, certains habitants expliquent l’utiliser pour leurs activités professionnelles, notamment pour rester en contact avec leurs clients et partenaires. D’autres s’en servent pour les études, les loisirs ou simplement comme moyen de détente. Mais selon le psychiatre, lorsque l’utilisation devient excessive, elle peut progressivement entraîner une dépendance et affecter le bien-être des utilisateurs.
« Le téléphone est devenu un outil indispensable dans notre société, mais son utilisation abusive peut exposer à différents problèmes. Nous pouvons notamment observer une dépendance, des perturbations du sommeil et même des incompréhensions au sein de certains foyers. Il est donc important que chacun puisse reconnaître les signes d’un usage excessif et prendre les dispositions nécessaires pour préserver sa santé mentale et ses relations avec les autres », explique le psychiatre Erasme Kakirania.
Le spécialiste, qui exerce à l’Hôpital général de référence de Katwa, recommande aux personnes qui constatent une dépendance ou des troubles liés à l’usage du téléphone de ne pas banaliser la situation. Il les encourage à consulter des professionnels de santé mentale afin de bénéficier d’un accompagnement adapté.
« Lorsqu’une personne constate que le téléphone commence à contrôler son quotidien, qu’elle ne peut plus s’en séparer ou que son utilisation perturbe son sommeil et ses relations, elle doit chercher de l’aide. Les consultations auprès des spécialistes de la santé mentale permettent d’évaluer la situation, de prévenir l’aggravation des troubles et d’accompagner la personne vers un usage plus équilibré du téléphone », a conseillé Erasme Kakirania.
Avec la généralisation des smartphones, dont les fonctions dépassent largement les simples appels téléphoniques, la question d’un usage équilibré devient ainsi un enjeu de santé et de bien-être dans la société.
Babacar Vikwa