La Journée nationale du refus de l’échec scolaire est célébrée chaque 27 septembre en République démocratique du Congo. À Butembo, cette journée a été l’occasion pour la RTEE Kivu de s’intéresser aux principales causes des échecs en milieu scolaire. L’inspecteur Kombi Samuel, du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, évoque plusieurs facteurs liés notamment aux apprenants, aux parents, aux enseignants ainsi qu’à l’État.
Selon cet acteur de l’éducation, l’échec scolaire ne peut être attribué à une seule catégorie d’acteurs. Il résulte de plusieurs difficultés qui peuvent se retrouver aussi bien dans l’environnement familial que dans le parcours de l’élève, les conditions d’enseignement et l’encadrement assuré par les différents partenaires de l’éducation.
Kombi Samuel estime ainsi que la lutte contre l’échec scolaire nécessite une implication collective. Chaque acteur doit, selon ses responsabilités, jouer pleinement son rôle afin d’améliorer les conditions d’apprentissage et d’accompagnement des élèves.
« Lorsqu’on parle de l’échec scolaire, il faut regarder plusieurs aspects. Il y a d’abord les causes liées à l’apprenant lui-même, mais aussi celles qui concernent les parents, les enseignants et même l’État. L’enfant a besoin d’être accompagné, encadré et suivi dans son parcours scolaire. Les parents doivent également jouer leur rôle, les enseignants doivent assurer correctement leur mission et l’État doit créer les conditions nécessaires pour permettre aux enfants d’étudier dans de bonnes conditions. C’est donc une responsabilité qui concerne tous les partenaires de l’éducation », a expliqué Kombi Samuel.
Pour l’inspecteur, améliorer les résultats scolaires passe notamment par un meilleur accompagnement des apprenants et une collaboration plus étroite entre l’école, la famille et les autorités éducatives. Il appelle ainsi les différents acteurs à considérer l’échec non comme une fatalité, mais comme une situation qui peut être combattue par des mesures adaptées.
« Si nous voulons réellement lutter contre l’échec en milieu scolaire, chacun doit jouer correctement son rôle. Il faut accompagner l’enfant, identifier ses difficultés et chercher les solutions appropriées. Nous devons surtout éviter de considérer qu’un enfant est incapable simplement parce qu’il a échoué. L’objectif doit être de lui donner une nouvelle chance, de l’encourager à poursuivre ses études et de créer autour de lui un environnement favorable à sa réussite », a insisté Kombi Samuel.
Instituée depuis 2008, la Journée nationale du refus de l’échec scolaire vise notamment à lutter contre le décrochage scolaire, à promouvoir l’égalité des chances et à remettre en question l’idée selon laquelle un enfant serait « nul » simplement parce qu’il a connu un échec à l’école.
Moise Ndungo