Les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP Wazalendu) se déclarent favorables au dialogue national inclusif annoncé en République démocratique du Congo, tout en appelant au respect de principes qu’ils jugent essentiels à la réussite de ce processus. Leur coordonnateur, le professeur docteur Dady Saleh, estime que ces assises peuvent contribuer au retour de la paix, à condition qu’elles ne remettent pas en cause les exigences de justice et de responsabilité.
Dans une interview accordée à la presse, le responsable des VDP Wazalendu affirme que le dialogue constitue un mécanisme légitime pour rapprocher les différentes composantes de la nation et rechercher des solutions durables aux crises politique et sécuritaire qui affectent le pays, notamment dans sa partie orientale.
Selon lui, les discussions nationales doivent permettre de consolider la cohésion nationale, de renforcer les institutions républicaines et de répondre aux préoccupations profondes des populations affectées par les conflits.
« Nous soutenons l'organisation d'un dialogue national parce que la paix reste une aspiration de tout le peuple congolais. Cependant, ce dialogue doit respecter certaines limites. Il ne peut pas servir à blanchir des personnes impliquées dans des crimes contre l'humanité ou dans des actes ayant causé de lourdes souffrances aux populations. La paix doit aller de pair avec la justice et le respect de la mémoire des victimes », a déclaré le professeur docteur Dady Saleh.
Le coordonnateur des VDP Wazalendu met également en garde contre toute dérive qui transformerait ces assises en une plateforme de négociation de postes politiques ou de partage des responsabilités au sein des institutions de l'État. À ses yeux, les discussions doivent rester centrées sur les intérêts supérieurs de la République démocratique du Congo, notamment le rétablissement de la sécurité, la restauration de l'autorité de l'État et la recherche de solutions durables aux défis économiques, sociaux et humanitaires auxquels le pays est confronté.
« Le dialogue ne doit pas devenir un marché politique ou un cadre de partage des postes. Les Congolais attendent des réponses concrètes aux problèmes qui affectent leur quotidien. Les organisateurs doivent privilégier les intérêts de la nation, renforcer l'unité nationale et poser les bases d'une paix véritable et durable », a insisté le professeur docteur Dady Saleh.
Le responsable des VDP Wazalendu appelle enfin les autorités, les forces politiques, la société civile et l'ensemble des parties prenantes à faire preuve de responsabilité afin que le dialogue débouche sur des recommandations susceptibles de consolider la stabilité du pays.
L'annonce du dialogue national continue de susciter des réactions diverses au sein de la classe politique et de la société civile. Si plusieurs acteurs y voient une opportunité de favoriser la réconciliation et de renforcer la cohésion nationale, d'autres insistent sur la nécessité de préserver les principes de justice, de responsabilité et de respect de l'État de droit.
Reportage de Muhindo DEGUSTO