Butembo : les aliments conservés plus de 12 heures après cuisson présentent des risques sanitaires, le chimiste Kabuyaya Matabishi appelle à limiter leur consommation

Butembo : les aliments conservés plus de 12 heures après cuisson présentent des risques sanitaires, le chimiste Kabuyaya Matabishi appelle à limiter leur consommation

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Ange Kavuya

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La consommation d’une nourriture ayant dépassé douze heures après sa cuisson mérite une attention particulière. À Butembo, Kabuyaya Matabishi, licencié en chimie agroalimentaire, met en garde contre les risques liés à la consommation d’aliments mal conservés, notamment lorsque les conditions de conservation ne permettent pas de limiter la multiplication des microbes. Il recommande ainsi une vigilance accrue dans la préparation, le stockage et la consommation des repas.

Contacté ce jeudi 17 septembre 2026 par la RTEE Kivu, Kabuyaya Matabishi explique que certains aliments peuvent devenir favorables au développement et à la multiplication des microorganismes plusieurs heures après leur cuisson, particulièrement lorsqu’ils restent à température ambiante. Selon lui, la situation peut être davantage préoccupante pour les aliments riches en protéines, qui constituent un milieu favorable à la multiplication rapide de certains microbes. Il appelle ainsi les ménages à ne pas considérer la cuisson comme une garantie permanente de salubrité de la nourriture.

« Après la cuisson, la nourriture peut rester saine pendant un certain temps, mais lorsque les conditions de conservation ne sont pas appropriées, des microbes peuvent progressivement se multiplier. C’est surtout le cas lorsque l’aliment reste longtemps à température ambiante. Les aliments riches en protéines sont particulièrement sensibles, parce qu’ils peuvent favoriser une multiplication rapide des microorganismes. Consommer une nourriture qui a été mal conservée pendant plusieurs heures peut donc exposer la personne à différents problèmes de santé. Il faut éviter de conserver les repas sans précaution et accorder une grande importance à la manière dont ils sont stockés après la cuisson », a expliqué Kabuyaya Matabishi.

Le spécialiste en chimie agroalimentaire insiste par ailleurs sur l’importance des méthodes de conservation pour réduire les risques. Il recommande notamment de ne pas laisser les aliments cuits pendant de longues périodes dans des conditions favorables à la prolifération microbienne. La conservation dans des conditions appropriées, notamment à une température suffisamment basse lorsque cela est possible, permet de limiter la multiplication des microorganismes et de préserver davantage la qualité des aliments.

« Lorsqu’une grande quantité de nourriture est préparée, il faut réfléchir dès le départ à sa conservation. Il ne suffit pas de bien cuire l’aliment ; il faut également savoir comment le conserver après la cuisson. Les repas qui ne seront pas consommés rapidement doivent être protégés contre les contaminations et placés dans des conditions qui limitent la multiplication des microbes. Cette précaution est particulièrement importante pour les familles qui préparent une grande quantité de nourriture et la consomment progressivement pendant plusieurs repas. Une bonne conservation permet de réduire les risques et d’éviter que la nourriture ne devienne nuisible à la santé », a précisé Kabuyaya Matabishi.

Cette question concerne notamment certains repas fréquemment préparés en grande quantité dans les ménages, à l’instar du sombé et des haricots. Leur conservation pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, nécessite donc des précautions adaptées afin de limiter les risques de contamination ou de multiplication microbienne.

La sensibilisation sur les bonnes pratiques de conservation des aliments apparaît ainsi comme un enjeu important de santé publique, particulièrement dans les ménages où les repas sont régulièrement préparés en quantité et consommés progressivement.

Ange Kavuya

Tags : # Actualité # Butembo # Nord-Kivu # RDC

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