Butembo : le pasteur Jonas Mbayahi appelle les jeunes à préparer sérieusement leur mariage

Butembo : le pasteur Jonas Mbayahi appelle les jeunes à préparer sérieusement leur mariage

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Ghislain Lukambo

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À Butembo, où les célébrations de mariage rythment régulièrement la vie sociale, le pasteur Jonas Mbayahi invite les futurs époux à considérer cette union comme un engagement de responsabilité plutôt qu'une simple cérémonie. Selon lui, un mariage réussi repose avant tout sur la maturité, une préparation adéquate et une bonne compréhension des responsabilités qu'il implique. Le mariage continue d'occuper une place importante dans la société de Butembo. Chaque semaine, plusieurs couples officialisent leur union devant les autorités civiles, les responsables religieux et leurs familles, dans des cérémonies qui mobilisent souvent d'importants moyens financiers.

Pour le pasteur Jonas Mbayahi, le mariage ne doit cependant pas être réduit à une fête ou à un événement social. Dans une interview accordée ce mercredi 22 juillet 2026 à la RTEE Kivu, il rappelle qu'il constitue avant tout un engagement durable qui exige une véritable préparation humaine, spirituelle, psychologique et économique.

Selon lui, l'âge du mariage importe moins que le niveau de maturité des futurs conjoints. Il estime que les candidats au mariage doivent être capables d'assumer les responsabilités liées à la vie conjugale, à la gestion d'un foyer et à l'éducation des futurs enfants.

« Le mariage est avant tout un fait social qui traduit la maturité et la responsabilité de deux personnes qui décident de construire une vie commune. Il ne faut pas se marier parce que l'on subit la pression de la famille, de la société ou de ses amis. Il faut attendre d'être suffisamment préparé, aussi bien sur le plan moral que psychologique, spirituel et matériel. Un mariage fondé sur la maturité offre davantage de chances de stabilité qu'une union contractée dans la précipitation », explique le pasteur Jonas Mbayahi.

Le responsable religieux souligne également que le mariage représente un investissement important pour les familles. À Butembo, certaines cérémonies nécessitent des dépenses considérables pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars. Selon lui, cette réalité impose une bonne préparation afin d'éviter que les difficultés financières ne fragilisent le couple dès les premiers mois de la vie commune.

Le pasteur met en garde contre les unions célébrées sans réflexion suffisante, estimant qu'elles exposent les conjoints à des conflits qui auraient pu être évités grâce à une meilleure préparation.

« Beaucoup de jeunes accordent plus d'importance à la fête qu'à la préparation de leur vie conjugale. Pourtant, le mariage ne s'arrête pas au jour de la célébration. Après les réjouissances commence la véritable vie de couple, avec ses responsabilités, ses défis et ses sacrifices. Lorsqu'un mariage est conclu sans dialogue, sans préparation et sans compréhension des attentes de chacun, les risques de conflits, de séparations ou même de divorce deviennent beaucoup plus élevés. C'est pourquoi nous encourageons les futurs époux à suivre des formations prénuptiales et à prendre le temps de bien se préparer », ajoute-t-il.

Au-delà des difficultés économiques, Jonas Mbayahi évoque également les conséquences sociales des mariages précipités. Il estime que plusieurs séparations trouvent leur origine dans une méconnaissance des exigences de la vie conjugale ou dans des attentes irréalistes entretenues avant le mariage.

Le pasteur attire enfin l'attention sur un autre sujet qui préoccupe actuellement plusieurs habitants de Butembo : les cas de décès enregistrés parmi de jeunes couples mariés ces derniers mois.

Il annonce que cette question fera l'objet d'une analyse spécifique dans les prochaines éditions, afin d'examiner les causes possibles de ce phénomène et les pistes de prévention.

Un dossier de Degusto Muhindo, Butembo

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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