Le porte-parole du Bloc uni pour la renaissance et l’émergence du Congo (BUREC) au Nord-Kivu, Philemon Matumo, appelle la coalition politique C64 à soutenir les institutions de la République démocratique du Congo face à ce qu’il qualifie d’agression rwandaise et de projet de balkanisation du pays. Il réagissait à la dernière déclaration de cette coalition de l’opposition, faite à Rome, qu’il juge inopportune au regard de la situation sécuritaire du pays.

Philémon Matumo porte-parole du BUREC Nord-Kivu
Pour cet acteur politique, la coalition C64 devrait privilégier un soutien aux institutions congolaises plutôt que de multiplier des déclarations qu’il estime sans portée concrète. Il considère que la menace contre l’intégrité territoriale du pays exige, selon lui, une position claire des acteurs politiques, au-delà de leurs divergences avec le pouvoir en place.
« Dans le contexte actuel, marqué par l’agression dont notre pays est victime et les risques de balkanisation, la coalition C64 devrait se ranger du côté des institutions de la République et soutenir les efforts engagés pour défendre l’intégrité territoriale. Les déclarations qui ne contribuent pas concrètement à cette lutte risquent de détourner l’attention des priorités nationales », estime Philemon Matumo, porte-parole du BUREC au Nord-Kivu.
Philemon Matumo s’interroge également sur la position de cette coalition face à la situation politique et sécuritaire, notamment concernant la prise des armes par l’ancien président Joseph Kabila. Il estime que l’opposition devrait se prononcer clairement sur les questions touchant à la souveraineté nationale et appelle la population à soutenir le gouvernement congolais.
« Nous appelons la population à soutenir les institutions et le gouvernement congolais dans la défense du pays. Ceux qui viennent de l’extérieur ne viendront pas nécessairement travailler pour l’intérêt de notre population. Il est donc important que les Congolais privilégient la souveraineté nationale et la protection de notre territoire, tout en exigeant des acteurs politiques des positions cohérentes face aux défis actuels », déclare Philemon Matumo.
Pour rappel, dans sa dernière sortie médiatique à Rome, la coalition C64 avait exprimé son opposition à une modification de la Constitution destinée, selon elle, à permettre au président Félix-Antoine Tshisekedi de prolonger son maintien au pouvoir. Elle avait également désapprouvé la prise des armes par l’ancien président Joseph Kabila contre le pays qu’il a dirigé pendant dix-huit ans.
Moïse Ndungo, à Butembo