Plus de 2 500 enfants, et pas une goutte d'eau. Le parlement d'enfants Butembo-Lubero alerte sur les risques de contamination à la maladie à virus Ebola dans les écoles primaires Butembo-Cité, Tsakatsaka et Kirovu, du fait de la carence d'eau. Cette structure d'enfants appelle à une intervention urgente des autorités et des partenaires de l'éducation, avant que le pire n'arrive.
Dans une note de plaidoyer rendue publique ce samedi 10 octobre 2026, le parlement d'enfants indique que ces écoles, situées dans une même concession, accueillent plus de 2 500 enfants, mais sont privées d'eau en cette période d'épidémie d'Ebola. L'explication est donnée par Kavira Ruhuvi Christine, présidente de cette structure.
« Ces trois écoles se trouvent dans une même concession et comptent plus de 2 500 enfants, mais il n'y a pas d'eau. Or, nous sommes en pleine épidémie d'Ebola, et le lavage des mains est l'un des gestes essentiels pour se protéger. Sans eau, nos camarades et nos enseignants sont exposés. Nous lançons un appel aux autorités et aux partenaires avant que le pire n'arrive », a expliqué Kavira Ruhuvi Christine, présidente du parlement d'enfants Butembo-Lubero.
Face à cette situation, le parlement d'enfants plaide pour l'érection urgente d'un forage dans ces écoles. L'objectif est de prévenir tout cas de contamination et de protéger les enfants comme les enseignants contre la maladie à virus Ebola.
« Nous demandons qu'un forage soit construit de toute urgence dans ces écoles. L'eau est indispensable pour protéger les enfants et les enseignants contre la maladie à virus Ebola. C'est une question de santé et de vie, et nous comptons sur la réaction rapide de tous ceux qui peuvent agir », a ajouté la présidente.
Cette problématique ne concerne pas que ces trois établissements. Plusieurs écoles, surtout primaires, restent confrontées au manque d'eau, notamment depuis la gratuité de l'enseignement. Une situation qui expose de nombreux enfants et leurs familles à la contamination.
Babacar Vikwa, à Butembo