Butembo : le médecin Emery Kavunga appelle au renforcement des mesures d'hygiène pour prévenir la typhoïde et le paludisme

Butembo : le médecin Emery Kavunga appelle au renforcement des mesures d'hygiène pour prévenir la typhoïde et le paludisme

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Ghislain Lukambo

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La fièvre typhoïde et le paludisme continuent de figurer parmi les principales causes de consultation dans les structures sanitaires de la ville de Butembo. Face à cette situation, les professionnels de santé rappellent l'importance de la prévention, qui repose notamment sur le respect des règles d'hygiène, l'assainissement du milieu de vie et la lutte contre les moustiques. Le docteur Emery Kavunga, médecin au Centre hospitalier La Colombe de Rughenda, invite également la population à éviter l'automédication et à consulter rapidement un établissement de santé dès l'apparition des premiers symptômes.

Selon le praticien, ces deux maladies demeurent un véritable défi de santé publique en raison de leur fréquence et des complications qu'elles peuvent entraîner lorsqu'elles ne sont pas prises en charge à temps.

Le médecin rappelle que la fièvre typhoïde est une maladie généralement liée à la consommation d'eau ou d'aliments contaminés, tandis que le paludisme est transmis par la piqûre de moustiques infectés. Bien que leurs modes de transmission soient différents, certaines manifestations cliniques, notamment la fièvre, les maux de tête et la fatigue, peuvent parfois se ressembler.

« La prévention commence par des gestes simples mais essentiels. Pour la fièvre typhoïde, il faut veiller à boire une eau potable, se laver régulièrement les mains avec de l'eau et du savon, consommer des aliments bien préparés et maintenir un environnement propre. Pour le paludisme, il est recommandé de dormir sous une moustiquaire imprégnée, d'assainir les alentours des habitations et d'éliminer les eaux stagnantes où se reproduisent les moustiques », explique le docteur Emery Kavunga.

Au-delà des mesures préventives, le médecin attire l'attention sur les risques liés à l'automédication, une pratique encore fréquente dans plusieurs ménages. Il souligne que traiter une maladie sans diagnostic médical peut retarder une prise en charge appropriée et aggraver l'état du patient. Le docteur Kavunga rappelle également que certains signes observés chez les personnes souffrant du paludisme ou de la fièvre typhoïde, notamment une forte fièvre, peuvent aussi correspondre à ceux d'autres maladies infectieuses, y compris la maladie à virus Ebola dans le contexte actuel de riposte.

« Dès l'apparition d'une forte fièvre, de vomissements, de diarrhées, de maux de tête persistants ou d'autres symptômes inquiétants, il est préférable de consulter rapidement une structure sanitaire. Seul un examen médical permet d'établir un diagnostic précis. L'automédication peut masquer la véritable maladie et retarder un traitement adapté, surtout dans un contexte où plusieurs infections présentent des symptômes similaires », insiste-t-il.

Les professionnels de santé rappellent enfin que la prévention demeure le moyen le plus efficace de réduire la propagation de ces maladies. Ils invitent les habitants de Butembo à renforcer les bonnes pratiques d'hygiène, à protéger leurs habitations contre les moustiques et à recourir systématiquement aux structures sanitaires en cas de maladie.

Dossier de Babacar Vikwa depuis Butembo

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