Butembo : le BUREC rejette en bloc les accusations de l’UDPS sur le partage des postes dans les services provinciaux

Butembo : le BUREC rejette en bloc les accusations de l’UDPS sur le partage des postes dans les services provinciaux

G

Ghislain Lukambo

140 2

Le Bloc uni pour l’émergence et la renaissance du Congo, BUREC, rejette les accusations formulées par les fédérations de l’UDPS au Nord-Kivu contre le gouverneur militaire. Le parti nie bénéficier d’un quelconque avantage dans les récentes nominations au sein des services provinciaux et affirme qu’aucun de ses membres n’a été récemment nommé par le gouverneur militaire. Pour Philemon Matumo, porte-parole du BUREC au Nord-Kivu, les critiques de l’UDPS ne correspondent pas à la réalité du partage des responsabilités dans la province.

Cette réaction intervient après la sortie médiatique des fédérations de l’UDPS au Nord-Kivu qui réclament le départ du gouverneur militaire, le général-major Kakule Somon Evariste. Les responsables de ce parti lui reprochent notamment d’avoir écarté leurs membres de la gestion de la province et d’avoir rejeté les listes proposées par leur formation politique lors de nouvelles nominations dans certains services provinciaux, dont la Direction générale des recettes du Nord-Kivu, DGNRK.

Dans une interview accordée à la RTEE Kivu, Philemon Matumo rejette cette accusation et affirme que le BUREC ne bénéficie pas d’un traitement privilégié dans la gestion provinciale.

« Nous rejetons catégoriquement les accusations qui présentent le BUREC comme un parti qui bénéficierait de plusieurs avantages dans la gestion des services provinciaux. Depuis les dernières nominations effectuées par le gouverneur militaire, aucun membre du BUREC n’a été nommé à notre connaissance. Il n’est donc pas correct de dire que notre parti est privilégié ou qu’il bénéficie d’un traitement particulier. Nous constatons que l’UDPS se plaint aujourd’hui d’une situation qui ne correspond pas à la réalité. Si l’on examine la gestion de la province, nous estimons plutôt que s’il y a un parti qui a été servi et qui a bénéficié de responsabilités dans le passé, c’est bien l’UDPS. Il est donc difficile pour nous de comprendre ces nouvelles accusations dirigées contre le BUREC », affirme Philemon Matumo, porte-parole du BUREC au Nord-Kivu, dans des propos recueillis par Moïse Ndungo pour la RTEE Kivu.

Le porte-parole du BUREC estime ainsi que les revendications de l’UDPS doivent être examinées à la lumière des faits et non sur la base d’accusations politiques. Il rappelle que les nominations dans les services provinciaux relèvent des autorités compétentes et ne devraient pas être considérées comme un mécanisme de partage automatique entre formations politiques.

La controverse intervient alors que les fédérations de l’UDPS au Nord-Kivu demandent le départ du gouverneur militaire Kakule Somon Evariste. Elles lui reprochent notamment d’avoir écarté leurs propositions lors des dernières nominations et de ne pas associer suffisamment leurs membres à la gestion des services provinciaux.

Le BUREC appelle pour sa part à éviter les accusations entre partis politiques et à privilégier l’examen des faits liés aux récentes nominations.

« Nous pensons que chaque parti politique doit regarder la situation avec objectivité. Lorsqu’on accuse un autre parti de bénéficier d’avantages, il faut être capable de démontrer concrètement quels sont ces avantages. Pour le BUREC, nous ne pouvons pas accepter qu’on nous attribue des postes ou des nominations dont nous n’avons pas bénéficié. Nous demandons donc que ce débat soit mené sur des faits précis et vérifiables. La question de la gestion de la province concerne l’ensemble de la population et ne doit pas être transformée en une compétition entre partis pour le contrôle des services publics », poursuit Philemon Matumo, porte-parole du BUREC au Nord-Kivu, dans des propos recueillis par Moïse Ndungo pour la RTEE Kivu.

Cette polémique intervient dans un contexte de tensions autour de la gestion des services provinciaux du Nord-Kivu et de la représentation des différentes sensibilités politiques dans les structures publiques. Les revendications de l’UDPS et la réaction du BUREC alimentent ainsi le débat sur les critères devant guider les prochaines nominations dans la province.

Moïse Ndungo, depuis Butembo, pour la RTEE Kivu.

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

Articles similaires