L'insécurité grandit et la patience s'amenuise. La synergie des mouvements citoyens et groupes de pression de la ville de Butembo dénonce l'insécurité observée depuis un certain temps dans la ville. Elle appelle les autorités locales et les services de sécurité à renforcer les stratégies de sécurisation de la population et menace de passer à des actions de grande envergure pour exiger la sécurité.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi 10 octobre 2026, la synergie dit avoir documenté, du 16 septembre au 7 octobre, 15 cas d'incursions armées dans la ville. Pour ces organisations citoyennes, ce nombre, enregistré en à peine trois semaines, traduit une dégradation préoccupante de la situation sécuritaire.
« Entre le 16 septembre et le 7 octobre, nous avons documenté 15 cas d'incursions armées dans la ville de Butembo. Ce chiffre est alarmant et ne peut laisser personne indifférent. La population vit dans la peur, alors qu'elle aspire à la paix et à la tranquillité. Nous demandons aux autorités et aux services spécialisés de prendre leurs responsabilités sans tarder », a déclaré un porte-parole de la synergie.
À la lumière de ce constat, la synergie appelle les autorités et les services spécialisés à renforcer les stratégies de sécurisation de la population. Elle formule dans sa déclaration plusieurs recommandations à leur intention.
« Si rien n'est fait, nous n'aurons pas d'autre choix que de passer à des actions citoyennes de grande envergure pour exiger la sécurité. La sécurité de la population et de ses biens est un droit garanti par la Constitution. Ce n'est pas une faveur que l'on accorde, c'est une obligation de l'État », a ajouté ce porte-parole.
La synergie rappelle ainsi que la sécurité des personnes et de leurs biens est un droit garanti par la Constitution, et non une faveur. Elle attend des autorités des réponses concrètes pour protéger la population paisible de Butembo.
Moïse Ndungo, à Butembo