La coordination urbaine de la société civile de Butembo salue l’organisation de la journée « Stop Ebola », observée ce lundi 19 octobre 2026 dans la province du Nord-Kivu, en mémoire des victimes de l’épidémie. Toutefois, cette structure appelle les autorités à renforcer la sensibilisation communautaire afin de permettre à la population de mieux comprendre la maladie et d’adhérer davantage aux mesures de prévention. Son coordonnateur, Mathe Saa Nane, s’est exprimé à ce sujet devant la presse.
Pour Mathe Saa Nane, cette journée de recueillement constitue une initiative importante pour honorer la mémoire des personnes décédées à la suite de la maladie à virus Ebola. Il estime que cette démarche devrait également inspirer des actions similaires en faveur des victimes de l’insécurité, dont les souffrances mériteraient, selon lui, davantage d’attention.
« Il est important de nous arrêter pour nous souvenir de nos frères et sœurs qui ont perdu la vie à cause de cette maladie. Mais nous devons aussi accorder une attention particulière aux victimes de l’insécurité, qui méritent également notre compassion et notre solidarité », estime Mathe Saa Nane.
Toutefois, le coordonnateur de la société civile de Butembo considère qu’une vaste campagne de sensibilisation aurait dû précéder cette journée afin d’en faciliter la compréhension et l’appropriation par la population. Il déplore que certains habitants demeurent sceptiques quant à l’existence même de la maladie à virus Ebola, malgré les alertes sanitaires.
« Avant d’organiser une telle journée, il aurait fallu intensifier la sensibilisation pour expliquer à la population ce qu’est Ebola, comment la maladie se transmet et quels moyens permettent de s’en protéger. Il est préoccupant de constater que certains habitants doutent encore de l’existence de cette maladie », souligne-t-il.
Pour Mathe Saa Nane, la lutte contre Ebola ne doit pas se limiter à une journée de commémoration. Il plaide pour des actions de sensibilisation régulières, capables de renforcer la prise de conscience collective et d’encourager le respect des mesures barrières recommandées par les professionnels de santé.
Babacar Vikwa à Butembo