La sécurité des patients reste une priorité dans la prise en charge médicale, particulièrement pour les personnes vivant avec des maladies non transmissibles qui nécessitent souvent des soins continus sur de longues périodes. C’est dans ce contexte que la Journée mondiale de la sécurité des patients est célébrée ce 17 septembre 2026, autour du thème de la nécessité de dispenser des soins sûrs pour les maladies non transmissibles, avec pour slogan : « Des soins sûrs pour la vie ».
En marge de cette journée, la RTEE Kivu s’est entretenue avec le docteur Emery Kavunga. Le praticien rappelle que la mission première du personnel soignant demeure la protection de la vie humaine. Il souligne que les patients atteints de maladies non transmissibles peuvent être exposés à différentes situations susceptibles d’affecter leur sécurité, notamment en raison de la durée et de la continuité de leur prise en charge.
« Pour le personnel soignant, la priorité reste toujours de protéger la vie du patient. Les personnes qui vivent avec des maladies non transmissibles ont souvent besoin d’une prise en charge continue, parfois pendant une longue période et dans différents contextes de soins. Cette situation peut multiplier les occasions où la sécurité du patient doit être particulièrement prise en compte. Mais il faut aussi préciser qu’en pratique, on ne classe pas les patients simplement en fonction du caractère contagieux ou non de leur maladie. C’est surtout la gravité de l’état du malade et l’urgence de sa situation qui doivent guider la prise en charge. Chaque patient mérite donc une attention adaptée à son état de santé », a expliqué le docteur Emery Kavunga.
La question de l’accès aux soins reste également liée aux considérations financières dans certaines structures sanitaires. Sur ce point, le docteur Emery Kavunga rappelle que l’urgence médicale doit primer sur les questions financières, conformément aux principes de la déontologie médicale congolaise. Il estime que la situation d’un patient en urgence impose au personnel soignant de privilégier d’abord la sauvegarde de sa vie.
« Lorsqu’il s’agit d’une urgence médicale, le soignant doit d’abord penser à sauver la vie. Les considérations financières ne devraient pas constituer un préalable qui empêche la prise en charge d’un patient dont l’état nécessite une intervention urgente. La déontologie médicale nous rappelle que la vie humaine doit être protégée et que l’urgence médicale prime sur les considérations financières. Il est donc important que les professionnels de santé, les responsables des structures sanitaires et l’ensemble des acteurs puissent travailler dans cet esprit afin que la sécurité du patient reste au centre de la prise en charge », a insisté le docteur Emery Kavunga.
La Journée mondiale de la sécurité des patients constitue ainsi une occasion de rappeler la nécessité de réduire les préjudices évitables dans les soins de santé. Gouvernements, partenaires du secteur de la santé, professionnels et communautés sont appelés à renforcer leurs efforts afin de faire de la sécurité des patients une priorité permanente, particulièrement dans la prise en charge des maladies non transmissibles.
Babacar Vikwa