La Fondation Maître Mbenze Yotama dénonce les faits d’agression physique et d’humiliation qu’elle attribue au colonel Ngonzela Ngogbe Georges, ancien commandant de la Police nationale congolaise (PNC) en ville de Butembo, à l’encontre de Maître Papy Wakilongo. Dans une déclaration, cette structure de défense des droits humains et de développement appelle l’Auditeur supérieur à accélérer la procédure judiciaire afin que le dossier soit fixé devant la Cour militaire.
Selon la Fondation, les faits se seraient produits le 17 octobre 2026. Elle estime que ces accusations sont d’autant plus préoccupantes que la Police nationale congolaise a notamment pour mission de protéger les personnes et leurs biens, conformément à l’article 182 de la Constitution de la République démocratique du Congo.
« Nul n’est au-dessus de la loi. Les grades, les armes ou les fonctions ne doivent jamais servir de prétexte pour porter atteinte à la dignité humaine et aux droits des citoyens », souligne la Fondation dans sa déclaration, en appelant la justice militaire à examiner ce dossier avec diligence.
La structure demande à l’Auditeur supérieur de faire avancer rapidement la procédure devant la Cour militaire. Elle considère qu’un traitement judiciaire de cette affaire pourrait contribuer, selon elle, à prévenir d’autres abus présumés commis par des agents de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions.
La Fondation Maître Mbenze Yotama exprime également sa solidarité envers Maître Papy Wakilongo et le Barreau du Nord-Kivu. Elle invite les auxiliaires de justice à rester unis lorsque l’un des leurs estime avoir été victime d’une atteinte à sa dignité et à demeurer vigilants face aux violations des droits humains dans la société.
Par ailleurs, la Fondation estime que le remplacement du colonel Ngonzela Ngogbe Georges à la tête du commandement de la police à Butembo ne saurait, à lui seul, répondre aux préoccupations soulevées par cette affaire. Elle réclame que les faits allégués soient examinés par les instances judiciaires compétentes et que les responsabilités éventuelles soient établies conformément à la loi.
La structure s’interroge enfin sur les conséquences que de tels faits présumés pourraient avoir sur la confiance de la population envers les forces de l’ordre, particulièrement lorsque les personnes mises en cause sont chargées d’assurer la sécurité des citoyens.
Ghislain Lukambo à Butembo