À Butembo, à l’est de la République démocratique du Congo, la réflexion autour de la place de la femme dans le monde du travail s’est invitée au cœur des échanges à l’occasion de la Journée internationale du travail célébrée le 1er mai de chaque année. Dans ce contexte, Madame Diela Kenza, coordinatrice de la structure Butembo Gift, a livré un témoignage inspirant sur la capacité des femmes à allier responsabilités familiales et activités génératrices de revenus.
« La femme n’est pas limitée à son foyer, elle peut également être un véritable moteur économique », a-t-elle déclaré.
Pour cette actrice engagée dans le domaine de l’événementiel, le foyer ne constitue nullement un frein à l’épanouissement de la femme, mais plutôt un espace riche en opportunités. Mariée et mère d’un enfant, elle affirme avoir trouvé un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie familiale grâce à une organisation rigoureuse et une gestion optimale du temps.
« Tout est question d’organisation. Quand on planifie bien son temps, on peut assumer ses responsabilités familiales sans négliger ses ambitions professionnelles », a-t-elle expliqué.
Passionnée par l’organisation d’événements et la décoration, elle ajoute : « J’ai appris à donner à chaque chose sa place, et c’est ce qui me permet d’avancer sereinement. »
Dans une interview accordée à la Radio Télévision Etoile de l'Est (RTEE KIVU), Madame Diela Kenza a insisté sur l’importance pour les femmes de prendre conscience de leur potentiel au-delà de leur rôle de mère.
« Chaque femme a un potentiel énorme, souvent inexploité. Il suffit d’y croire et de décider de passer à l’action », a-t-elle martelé.
Selon elle, ces capacités peuvent être mises au service du développement du foyer et de la société en général.
« La femme ne doit pas se limiter aux tâches domestiques. Elle a aussi une valeur économique et sociale qu’elle doit assumer pleinement », a-t-elle ajouté.
Elle encourage particulièrement celles qui hésitent encore : « Il ne faut pas avoir peur de commencer, même petit. L’essentiel est de se lancer. »
Dans la même dynamique, elle invite les femmes à croire en elles-mêmes et à éviter toute forme d’auto-sous-estimation.
« Le premier obstacle, c’est souvent nous-mêmes. Si une femme ne croit pas en elle, personne ne le fera à sa place », a-t-elle souligné.
Pour elle, la réussite repose essentiellement sur la discipline personnelle, la planification et la persévérance.
« Avec de la discipline et de la persévérance, aucune femme n’est destinée à rester en arrière », a-t-elle insisté.
Elle rappelle enfin que rien n’est impossible pour une femme organisée et engagée.
« Rien n’est impossible à une femme déterminée. Nous devons prendre conscience de notre rôle dans le développement de notre communauté », a-t-elle conclu, appelant ainsi à une véritable prise de conscience collective.
À travers ce témoignage, c’est un message fort qui est lancé aux femmes de Butembo et d’ailleurs : celui de l’autonomisation, de la responsabilité et de la valorisation de leurs compétences. Une vision qui s’inscrit pleinement dans les objectifs de promotion du travail décent et de l’égalité des chances, au moment où les défis socio-économiques exigent la contribution de tous pour un développement harmonieux des communautés.