La Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU) affirme vouloir contribuer à la paix, à travers la documentation des violences et l'accompagnement de leurs victimes. Sa coordinatrice, Rose Kahambu Tuombeyane, l'a déclaré ce jeudi 24 septembre 2026, dans une interview exclusive accordée à la RTEE Kivu.
À en croire Rose Tuombeyane, au micro de Degusto Muhindo, la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance s'investit notamment dans la documentation des cas de crimes et d'autres formes de violences commises dans le contexte des conflits armés qui secouent l'Est de la République Démocratique du Congo.
« Notre organisation s'investit dans la documentation des cas de crimes et de violences commis dans le contexte des conflits armés. Cette démarche vise à préserver les éléments nécessaires à l'établissement des responsabilités, afin que justice soit rendue, le moment venu, aux victimes des atrocités liées à la guerre », a expliqué Rose Kahambu Tuombeyane.
La coordinatrice de la DYFEGOU indique que l'accent est particulièrement mis sur les femmes survivantes des massacres et autres violences liées aux conflits armés dans la région, une catégorie qu'elle considère comme particulièrement affectée par les conséquences de ces violences.
« Nous accordons une attention particulière aux femmes survivantes des massacres et des violences liées aux conflits armés dans notre région. Ces femmes constituent une catégorie particulièrement affectée par les conséquences de ces violences, qu'elles soient physiques, psychologiques ou sociales, et méritent un accompagnement adapté à leur vécu », a-t-elle poursuivi.
Malgré les nombreuses difficultés rencontrées dans l'exercice de cette mission, la coordinatrice de la DYFEGOU appelle à la restauration d'une paix durable dans l'Est de la République Démocratique du Congo.
« Malgré les difficultés que nous rencontrons dans notre travail au quotidien, nous continuons à croire en la possibilité d'une paix durable dans l'Est de notre pays. Nous appelons toutes les parties prenantes à s'investir véritablement pour que cette paix devienne enfin une réalité pour nos populations, et particulièrement pour les femmes qui ont tant souffert de ces conflits », a-t-elle conclu.
À travers la documentation des violences, l'attention portée aux survivantes et son plaidoyer en faveur de la paix, la DYFEGOU entend ainsi maintenir la question des victimes au cœur des efforts de recherche de la paix et de justice dans l'Est du pays.
Degusto Muhindo, depuis Butembo