Le panier de la ménagère se vide à Butembo. Les prix des aliments de base connaissent une hausse inquiétante sur les marchés de la ville, constatent les reporters de la RTEE Kivu. Se nourrir devient de plus en plus cher. Sur le marché, un kilogramme de farine de manioc se négocie désormais entre 2 000 et 2 200 francs congolais. Une mesurette de haricot varie, elle, entre 1 300 et 1 500 francs, selon la variété.
Comment expliquer cette flambée ? Pour Muhindo Kisoki Lukando, chargé de programme à la Ligue des organisations des femmes paysannes du Congo (LOFEPACO), plusieurs facteurs sont à l'origine de cette situation.
« Plusieurs facteurs sont à la base de cette flambée des prix sur les marchés de Butembo. La production n'arrive plus à couvrir les besoins de la population, et cela se répercute directement sur le prix des aliments de base, comme la farine de manioc et le haricot. Il faut regarder ces causes en face pour trouver des solutions durables », a expliqué Muhindo Kisoki Lukando, chargé de programme à la LOFEPACO.
Pour cet expert, la solution passe par un retour à la terre. Il rappelle que l'agriculture reste l'activité noble par excellence. Selon lui, la population de Butembo doit se lancer dans l'agriculture, couplée à l'élevage, pour lutter contre l'insécurité alimentaire.
« La solution passe par un retour à la terre. L'agriculture reste l'activité noble par excellence. La population de Butembo doit se lancer dans l'agriculture, en la couplant avec l'élevage, pour lutter contre l'insécurité alimentaire et ne plus dépendre uniquement des marchés », a-t-il ajouté.
Il invite enfin les paysans à voir plus loin que la simple subsistance, c'est-à-dire à transformer l'agriculture de subsistance en agri-business et à épargner.
Esperanza Sindani, à Butembo