Les questions environnementales s’invitent davantage dans la formation des futurs journalistes à Butembo. Des étudiants en Sciences de l’Information et de la Communication, en Sciences de l’Éducation ainsi que de nouveaux journalistes de la ville ont participé vendredi 19 septembre 2026 à une session de formation consacrée au traitement journalistique des enjeux environnementaux. L’activité s’est déroulée dans la salle Jubilé, au quartier Kambali, à l’initiative notamment du journaliste Jonas Kiriko.
Les travaux ont débuté à 8 heures et se sont poursuivis durant toute la journée. Les participants ont été outillés sur plusieurs thématiques liées à l’environnement, notamment la gestion des ressources naturelles, la protection de la biodiversité et les conséquences des activités minières sur les écosystèmes. Cette formation intervient dans le prolongement d’une enquête journalistique consacrée aux chevauchements entre les permis miniers et les forêts communautaires dans la région.
Pour Jonas Kiriko, l’un des organisateurs, les professionnels des médias doivent accorder une attention régulière aux questions environnementales et surtout apprendre à mieux définir leurs angles de traitement. Il estime que ces questions ne devraient pas être abordées uniquement à l’occasion des journées internationales consacrées à l’environnement.
« Les journalistes ne doivent pas attendre uniquement les journées internationales pour parler de l’environnement. L’environnement fait partie de notre quotidien et nous sommes directement concernés par les questions liées à la biodiversité, aux ressources naturelles et à leur exploitation. Il est donc important que les jeunes journalistes s’intéressent à ces sujets, qu’ils sachent identifier les bons angles et qu’ils puissent produire des reportages capables d’informer la population sur les enjeux environnementaux qui touchent directement leurs communautés », a martelé Jonas Kiriko.
Au cours de cette session, les participants ont également été amenés à réfléchir sur la manière d’identifier un sujet environnemental, de rechercher les sources appropriées et de construire un traitement journalistique susceptible de mettre en lumière les conséquences des activités humaines sur l’environnement.

Les participants à la formation
Les participants se sont déclarés satisfaits de la matière reçue et ont salué une initiative qu’ils considèrent comme un renforcement de leurs capacités professionnelles.
« Cette formation nous a permis d’approfondir nos connaissances sur des questions que nous rencontrons pourtant dans notre quotidien, mais que nous n’abordons pas toujours avec suffisamment de rigueur dans nos productions journalistiques. Nous avons appris à mieux identifier les sujets, à choisir les angles et à rechercher les sources nécessaires pour traiter les questions environnementales de manière professionnelle. Nous remercions les organisateurs pour cette opportunité qui vient renforcer notre formation et nous encourage à nous intéresser davantage à ces thématiques », ont indiqué les participants.
Cette formation avait été précédée d’un processus de candidature au cours duquel les postulants avaient soumis des propositions de sujets, d’angles et de sources d’information sur différentes problématiques environnementales. Cette première étape devait permettre d’évaluer leur capacité à identifier et à traiter un sujet lié à l’environnement.
À l’issue de la phase théorique, une évaluation sera organisée. Cinq participants dont les propositions de sujets seront jugées pertinentes seront retenus pour prendre part à une formation pratique de terrain. Une étape qui devrait leur permettre de mettre directement en application les connaissances acquises au cours de cette session.
Ange Kavuya, depuis Butembo