Ce délai de 48 heures leur a été accordé par la commission chargée de désengorger la voirie urbaine, à l’issue d’une descente de sensibilisation effectuée ce mercredi 08 avril.
Conduite par le maire de ville, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, accompagné du commandant second de la Police nationale congolaise, cette opération se veut un dernier avertissement avant le déguerpissement.
Sur le terrain, les réactions des concernés oscillent entre compréhension et inquiétude.
« Nous reconnaissons que nous occupons la voie publique, mais nous demandons aux autorités de penser aux familles que nous faisons vivre », plaide un exploitant.
D’autres vont plus loin en sollicitant un report : « Qu’on nous accorde encore un délai supplémentaire pour nous organiser », insiste un vendeur.
Le député provincial Kambale Kibakose Moïse s’interroge sur la pertinence de l’opération.
« Je ne comprends pas l’urgence de cette mesure dans le contexte actuel. J’en appelle au gouverneur pour une intervention rapide », déclare-t-il.
Même son de cloche du côté de la société civile. Le révérend Mathe Saanane recommande une approche progressive :
« Il faut un délai suffisant avant toute action de déguerpissement afin d’éviter des conséquences sociales graves. »
L’opération cible notamment les kiosques métalliques et en bois, les ateliers de couture, les menuiseries, les restaurants et les cabines installés sur les artères principales, notamment l’avenue des Écoles, le rond-point Cathédrale et le rond-point Takenga.