Butembo : conférence des jeunes du Bassin du Nil, la RDC alerte sur la pollution du lac Albert, du lac Édouard et de la rivière Semliki

Butembo : conférence des jeunes du Bassin du Nil, la RDC alerte sur la pollution du lac Albert, du lac Édouard et de la rivière Semliki

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Rédaction RTEE

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La jeunesse du Bassin du Nil veut peser sur l'avenir du fleuve. La conférence internationale réunissant les jeunes de dix pays membres du Bassin du Nil, consacrée au lancement de leur plateforme régionale, s'est clôturée sous la satisfaction des invités. La RDC, représentée par sa jeunesse, y a exposé les menaces qui pèsent sur le lac Albert, le lac Édouard et la rivière Semliki.

Pendant deux jours, les présidents, vice-présidents et secrétaires nationaux de chaque pays ont fait connaissance et partagé leurs expériences. Pour la délégation congolaise, l'heure est grave. Anelka Vutsumbire, président du réseau des jeunes du Bassin du Nil congolais, revient sur les problèmes de pollution des rivières en RDC.

« Nous avons exposé les problèmes liés à la pollution qui est à croissance dans ces zones du bassin du Nil en RDC : le lac Albert, le lac Édouard, la rivière Semliki et tous les autres affluents. Cette pollution crée déjà une disparition des espèces qui sont pourtant essentielles pour notre vie. Une situation qui affecte directement les populations riveraines de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dont plusieurs familles vivent de la pêche, du transport lacustre et de l'agriculture grâce à ces eaux », a indiqué Anelka Vutsumbire.

Au-delà de l'écologie, les jeunes veulent faire de la protection du Nil un outil de cohabitation pacifique et d'intégration régionale.

La lutte contre le changement climatique et l'implication de la jeune fille dans la protection de l'environnement ont été au cœur des échanges. Anelka Vutsumbire invite la jeunesse à se lancer activement dans la protection de l'environnement, à l'instar des jeunes du Bassin du Nil.

« Nous sommes la jeunesse du bassin du Nil, nous sommes le présent et non l'avenir. Si vous êtes de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, vous êtes directement concernés. Notre combat maintenant, c'est de sensibiliser, faire connaître le bassin du Nil, ses potentialités et montrer quel avenir meilleur nous aurons, si nous en prenons soin », ont insisté les trois représentants de la RDC.

Seule, avec le Burundi, à être majoritairement francophone dans ce forum, la RDC entend désormais porter ce message au-delà des barrières linguistiques. Pour ces jeunes leaders régionaux, la question du Nil n'est pas seulement régionale : elle est mondiale.

Ghislain Lukambo, à Butembo

Tags : # Actualité # RDC

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