Butembo : célébration de la Journée internationale de la contraception, Docteur Olivier Mulisya et Pasteur Kabila Barthélemie, deux regards croisés sur la question

Butembo : célébration de la Journée internationale de la contraception, Docteur Olivier Mulisya et Pasteur Kabila Barthélemie, deux regards croisés sur la question

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Esperanza Sindani

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La Journée internationale de la contraception a été célébrée ce samedi 26 septembre 2026, une occasion pour la RTEE Kivu de revenir sur cette question qui reste diversement interprétée à Butembo, tant sur le plan médical que spirituel. Depuis un bon bout de temps déjà, les méthodes contraceptives sont appliquées dans le domaine de la santé par certaines femmes, notamment mariées, dans le cadre du planning familial. Si la démarche est de plus en plus courante, elle continue toutefois de susciter des lectures différentes selon que l'on se place du point de vue de la médecine ou de celui de la foi.

Pour le Docteur Olivier Mulisya, gynécologue-obstétricien traitant au Centre hospitalier Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI), la contraception désigne l'ensemble des moyens utilisés pour empêcher qu'un rapport sexuel n'entraîne une grossesse. Interrogé au sujet des implants contraceptifs, particulièrement prisés par de nombreuses femmes à Butembo, le spécialiste a livré une explication détaillée au micro d'Esperanza Sindani.

« L'implant contraceptif n'a pas, en soi, de conséquences graves sur la santé de la femme qui l'utilise. Ce que nous observons le plus souvent, ce sont plutôt des effets secondaires, qui peuvent d'ailleurs varier d'une personne à une autre, en fonction de l'organisme de chacune. Ces effets secondaires deviennent particulièrement préoccupants lorsque l'implant est posé sans avis médical préalable, c'est-à-dire sans consultation, sans examen clinique et sans évaluation des antécédents de la patiente. C'est pourquoi nous insistons toujours sur la nécessité de consulter un professionnel de santé avant toute utilisation d'une méthode contraceptive, quelle qu'elle soit, afin d'évaluer correctement les éventuelles contre-indications et d'assurer, par la suite, un suivi médical adapté et régulier de la patiente », a expliqué le Docteur Olivier Mulisya.

Sur le plan spirituel, l'avis est tout autre. Selon le Pasteur Kabila Barthélemie, seule l'abstinence reste la méthode contraceptive conforme aux valeurs chrétiennes, une position qu'il a longuement développée auprès de notre rédaction.

« Dans la vie d'un chrétien véritable, l'abstinence reste la seule méthode qui soit réellement autorisée et conforme aux enseignements bibliques. Nous encourageons donc nos fidèles à cultiver la maîtrise de soi, qui est un fruit du Saint-Esprit, comme le rappellent les Saintes Écritures. Cette maîtrise de soi permet d'éviter le désordre dans la sexualité et de vivre une vie conjugale et intime qui honore Dieu. Nous ne condamnons pas les personnes qui font d'autres choix, mais en tant que pasteur, notre responsabilité est d'enseigner ce que notre foi nous recommande, et cela passe avant tout par la discipline personnelle et la retenue », a déclaré le Pasteur Kabila Barthélemie.

Si la science et la religion n'ont pas toujours la même approche sur cette question sensible de la contraception, chaque personne demeure libre de faire son choix en toute responsabilité, en distinguant le bien du mal selon ses propres convictions.

Esperanza Sindani, depuis Butembo

Tags : # Actualité # Butembo # Nord-Kivu # RDC

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