Une aide n'est pas un remplacement. La présence d'une berceuse dans un foyer ne signifie pas que la femme doit lui confier toutes ses responsabilités ménagères. Dans une interview accordée à la RTEE Kivu ce jeudi 15 octobre 2026, Odile Mabanza, du service Genre, Famille et Enfants, rappelle que le rôle de la berceuse se limite notamment à aider la mère à bercer les enfants, contrairement à celui d'une femme de ménage.
Pour l'agente, une femme mariée qui n'est pas malade doit elle-même s'occuper de son ménage, afin de bien gérer son foyer. La berceuse est là pour aider à bercer l'enfant, tandis que la mère doit continuer d'assumer les autres tâches domestiques. Elle estime qu'une femme qui laisse toutes ses responsabilités à la berceuse alors qu'elle n'est pas malade fait preuve de paresse.
« La berceuse est là pour aider la mère à bercer les enfants, pas pour tenir le ménage à sa place. Une femme mariée qui n'est pas malade doit s'occuper elle-même de son foyer, pour bien le gérer. Quand une femme confie toutes ses responsabilités à la berceuse sans raison de santé, c'est de la paresse. Le recours à une berceuse ne doit pas servir de prétexte pour abandonner ses responsabilités », a expliqué Odile Mabanza, du service Genre, Famille et Enfants.
Rencontrées par nos reporters, certaines femmes qui ont des berceuses dans leur foyer ont un autre regard. Elles disent les préparer à la vie d'adulte. Pour elles, personne ne peut jouer le rôle d'une mère : la femme est irremplaçable, malgré les quelques travaux que les berceuses peuvent effectuer dans un ménage.
« Nous gardons des berceuses chez nous et nous les préparons à la vie d'adulte. Mais elles ne remplacent pas la mère, car personne ne peut jouer ce rôle. La femme est irremplaçable dans son foyer, même si la berceuse peut accomplir quelques travaux dans le ménage. C'est à la mère que revient la responsabilité première », ont indiqué ces femmes.
Pour Odile Mabanza, le recours à une berceuse ne doit donc pas être un prétexte pour abandonner ses responsabilités ménagères.
Ange Kavuya, à Butembo