Un drame qui relance le débat sur l'apiculture en ville. Les apiculteurs confirment le danger auquel la communauté s'expose lorsque des abeilles sont élevées en pleines habitations. Cette alerte intervient après le décès d'une élève de l'Institut du Collège Kambali, morte des suites de piqûres d'abeilles le mercredi 7 octobre dernier.
Selon les témoignages recueillis, les faits se sont produits dans la commune de Vulamba, au quartier Biondi, sur l'avenue Taliya. D'après Paty Luvatsungana, du mouvement citoyen Le Bouclier, le drame est survenu alors que la victime se rendait puiser de l'eau. Il plaide pour que la lumière soit faite sur la présence d'une ruche en plein centre-ville.
« Cette élève est morte en allant puiser de l'eau, victime de piqûres d'abeilles, en plein quartier. Un tel drame ne doit plus se reproduire. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur la présence de cette ruche en pleine ville, et que les autorités compétentes prennent leurs responsabilités pour protéger la population », a déclaré Paty Luvatsungana, du mouvement citoyen Le Bouclier.
Pour mieux comprendre les normes qui encadrent l'apiculture en milieu urbain, la rédaction s'est tournée vers un spécialiste. L'apiculteur responsable du Groupe Academia DRC, Kakule Vutsapu, explique que cet élevage peut se pratiquer dans des réserves zoologiques, à l'instar de celle de Graben Horizon Butembo. Il précise que ce genre d'activité nécessite un appui technique, afin d'éviter le pire.
« L'élevage des abeilles ne se fait pas n'importe où. Il peut se pratiquer dans des réserves zoologiques, comme celle de Graben Horizon Butembo, où l'on est à l'écart des habitations. Cette activité demande aussi un appui technique, pour éviter le pire et protéger à la fois la population et les apiculteurs », a précisé Kakule Vutsapu, apiculteur et responsable du Groupe Academia DRC.
Ces derniers temps, une partie du miel consommé en ville de Butembo est produite en pleine ville et dans ses environs. Cette situation s'expliquerait par la recrudescence de l'insécurité dans les forêts de la région.
Babacar Vikwa, Butembo