Butembo : à l'occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite, le médecin Nzanzu Kalima appelle au dépistage et à la vaccination

Butembo : à l'occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite, le médecin Nzanzu Kalima appelle au dépistage et à la vaccination

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Ghislain Lukambo

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À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'hépatite, célébrée chaque 28 juillet, les professionnels de santé multiplient les appels à la prévention. À Butembo, le Dr Kalima Nzanzu, médecin traitant à l'Hôpital Matanda, attire l'attention sur cette maladie souvent silencieuse qui affecte le foie et touche des millions de personnes à travers le monde. Il invite la population à mieux connaître les signes d'alerte, les modes de transmission et les moyens de prévention afin de réduire les risques de contamination.

Dans une interview accordée à RTEE Kivu, le praticien rappelle que l'hépatite correspond à une inflammation du foie pouvant être provoquée par différents virus, mais également par une consommation excessive d'alcool, certains médicaments ou d'autres substances toxiques. Il explique que plusieurs formes d'hépatites existent, les plus connues étant les hépatites A, B, C, D et E, dont les modes de transmission et les conséquences sur la santé peuvent varier.

« L'hépatite est une inflammation du foie. Lorsqu'elle est causée par un virus, on parle d'hépatite virale. Il existe plusieurs types d'hépatites, notamment les hépatites A, B, C, D et E. Certaines guérissent spontanément, tandis que d'autres peuvent devenir chroniques et entraîner des complications graves comme la cirrhose ou le cancer du foie. C'est pourquoi il est essentiel que la population connaisse cette maladie et adopte les mesures nécessaires pour s'en protéger », a expliqué le Dr Kalima Nzanzu.

Le médecin souligne que l'un des principaux dangers de cette maladie réside dans son caractère souvent asymptomatique à ses débuts. De nombreuses personnes peuvent être infectées sans présenter de signes apparents pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, ce qui retarde le diagnostic et la prise en charge.

« Au début, l'hépatite est très souvent silencieuse. Beaucoup de patients ne ressentent aucun symptôme. Pourtant, certains signes doivent alerter, notamment une fatigue inhabituelle et persistante, le jaunissement des yeux et de la peau, des urines très foncées, parfois comparées à la couleur du coca, des douleurs abdominales, une perte d'appétit ou encore des nausées. Face à ces symptômes, il est important de consulter rapidement une structure de santé afin de bénéficier d'un dépistage et d'une prise en charge adaptée », a précisé le spécialiste.

Abordant les principales causes de cette maladie, le Dr Kalima rappelle que certaines formes d'hépatite se transmettent par l'eau ou les aliments contaminés, tandis que d'autres se propagent par le sang, les rapports sexuels non protégés ou encore le partage d'objets tranchants souillés.

Le praticien insiste cependant sur le fait que cette maladie peut être efficacement prévenue grâce à des mesures simples. Il recommande notamment la vaccination contre les hépatites A et B, le respect des règles d'hygiène, la consommation d'eau potable, l'utilisation de préservatifs lors des rapports sexuels à risque, l'interdiction du partage des objets coupants ainsi que le recours au dépistage précoce.

« Aujourd'hui, nous disposons de moyens efficaces pour prévenir l'hépatite. Il existe un vaccin sûr contre les hépatites A et B. Chacun doit également adopter de bonnes pratiques d'hygiène, se laver régulièrement les mains, consommer de l'eau potable, éviter de partager les objets tranchants comme les rasoirs ou les lames, utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels à risque et se faire dépister. Pour les personnes déjà porteuses du virus, il est essentiel de suivre correctement le traitement prescrit. Le foie ne crie pas lorsqu'il souffre, mais lorsqu'il est gravement atteint, c'est tout l'organisme qui en subit les conséquences. Protéger son foie, c'est protéger sa vie », a conclu le Dr Kalima Nzanzu.

À travers cette journée mondiale, les professionnels de santé espèrent renforcer la sensibilisation sur une maladie encore méconnue par une partie de la population. Ils rappellent que le dépistage précoce, la vaccination et l'adoption de comportements responsables demeurent les principaux moyens de réduire la transmission des hépatites virales et leurs conséquences sur la santé publique.

Reportage : Ghislain Lukambo

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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