Journée internationale du café : le DG de la coopérative Kawa Kavuya encourage les jeunes et les femmes à investir dans la caféiculture

Journée internationale du café : le DG de la coopérative Kawa Kavuya encourage les jeunes et les femmes à investir dans la caféiculture

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Esperanza Sindani

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La filière café fait face à des difficultés d'accès au financement, à des problèmes de commercialisation, à l'insécurité dans les zones de culture et aux effets du changement climatique, le tout dans un contexte de concurrence avec le cacao. C'est le constat du directeur général de la coopérative Kawa Kavuya, Elie Mbulegheti, dans une interview accordée à la RTEE Kivu, ce jeudi 1er octobre 2026, à l'occasion de la Journée internationale du café.

Pour mesurer les défis que rencontre cette filière agricole, la RTEE Kivu est allée à la rencontre du responsable de cette coopérative. Selon lui, le café est d'abord menacé par l'insécurité qui sévit à l'Est de la République démocratique du Congo, où de nombreux producteurs peinent à accéder à leurs plantations. À cela s'ajoutent l'accès difficile au financement, les problèmes de commercialisation et le changement climatique, dont les effets se font sentir sur la production.

« Notre filière traverse une période difficile. Il y a d'abord l'insécurité à l'Est du pays, qui empêche beaucoup de producteurs de travailler dans leurs champs. Il y a ensuite le manque d'accès au financement, les problèmes de commercialisation et les effets du changement climatique. À cela s'ajoute la concurrence du cacao, vers lequel se tournent beaucoup de cultivateurs. Mais malgré tous ces défis, nous ne baissons pas les bras. Nous croyons en l'avenir du café », a déclaré Elie Mbulegheti.

Malgré ce tableau contrasté, le directeur général de Kawa Kavuya reste optimiste. À l'occasion de cette journée, il encourage la communauté, en particulier les femmes et les jeunes, à investir dans la culture du café et, surtout, à s'organiser au sein des coopératives afin de tirer davantage de bénéfices de cette activité.

« J'invite la communauté, surtout les femmes et les jeunes, à investir dans la culture du café. Mais je les invite aussi à ne pas travailler isolément : il faut s'aligner dans les coopératives. C'est en se regroupant que les producteurs accèdent plus facilement aux financements, vendent mieux leur production et trouvent plus de bénéfices dans cette culture », a-t-il plaidé.

Elie Mbulegheti conclut en rappelant que, malgré le prix élevé atteint par le cacao vers 2024, le prix du café est resté le même, un élément de nature à rassurer les producteurs qui hésiteraient encore à poursuivre cette culture.

« Même si le cacao a connu des prix élevés vers 2024, le prix du café, lui, reste le même. Cela montre que le café garde toute sa place et qu'il reste une culture sur laquelle on peut compter », a-t-il affirmé.

Célébrée chaque 1er octobre, la Journée internationale du café vise à valoriser l'importance socio-économique, culturelle et agricole de cette filière, tout en promouvant des pratiques durables et équitables. Pour les acteurs de Butembo, elle rappelle que, entre insécurité, financement et concurrence d'autres cultures, l'avenir du café dépendra de la capacité des producteurs à s'organiser et à être accompagnés.

Esperanza Sindani

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