La communauté internationale célèbre ce jeudi 20 août 2026 la Journée mondiale du moustique. À Butembo, notamment dans la zone de Musimba, cette journée constitue une occasion de sensibiliser la population sur les risques liés à cet insecte, principal vecteur du paludisme. Les professionnels de santé recommandent notamment l’assainissement du milieu de vie et l’élimination des eaux stagnantes pour limiter la prolifération des moustiques.
Au centre de santé Nduko de Musimba, le médecin traitant Kahindo Denise explique que la présence des moustiques est favorisée par plusieurs facteurs environnementaux. Les marécages, les eaux stagnantes, les caniveaux mal entretenus ainsi que la mauvaise gestion des eaux usées constituent, selon elle, des conditions favorables à leur reproduction et peuvent accroître le risque de transmission du paludisme.
« La lutte contre le moustique ne doit pas seulement se faire au moment où une personne tombe malade. Elle doit commencer dans notre environnement immédiat. Les eaux stagnantes, les marécages, les caniveaux qui ne sont pas régulièrement entretenus et les eaux usées constituent des endroits où les moustiques peuvent se multiplier. Lorsque ces conditions sont réunies autour des habitations, le risque de voir apparaître davantage de cas de paludisme augmente. C’est pourquoi nous demandons à chaque ménage de prendre l’assainissement comme une responsabilité quotidienne. Il faut nettoyer les parcelles, évacuer les eaux qui stagnent et éviter de laisser autour des maisons des endroits susceptibles de servir de lieux de reproduction aux moustiques », explique Kahindo Denise, médecin traitant au centre de santé Nduko de Musimba.
La professionnelle de santé insiste également sur la nécessité de renforcer les moyens de protection individuelle, notamment pendant les périodes où les moustiques sont davantage actifs. L’utilisation correcte des moustiquaires imprégnées, l’assainissement des habitations et l’entretien des alentours des maisons restent, selon elle, des gestes importants dans la prévention du paludisme.
« La population doit comprendre que chacun peut contribuer à réduire le nombre de moustiques dans son milieu. Il ne suffit pas de se protéger uniquement à l’intérieur de la maison ; il faut aussi regarder ce qui se passe autour de l’habitation. Les familles doivent entretenir leurs parcelles, nettoyer les caniveaux, drainer les eaux stagnantes et veiller à une bonne évacuation des eaux usées. Nous encourageons également l’utilisation régulière et correcte des moustiquaires, particulièrement pour les enfants et les autres personnes vulnérables. Ces gestes peuvent paraître simples, mais lorsqu’ils sont appliqués par toute la communauté, ils permettent de réduire considérablement les risques liés au paludisme », poursuit Kahindo Denise.
La Journée mondiale du moustique est ainsi l’occasion de rappeler que la prévention du paludisme ne repose pas uniquement sur les structures sanitaires. Elle nécessite également l’implication des communautés dans l’assainissement et la réduction des facteurs favorisant la multiplication des moustiques.
À Musimba comme ailleurs, les professionnels de santé invitent donc les habitants à faire de l’entretien de leur environnement une habitude permanente, afin de contribuer à la réduction des maladies transmises par les moustiques.
Dossier Muhindo Degusto, depuis Butembo