Le monde célèbre, ce dimanche 9 août 2026, la Journée internationale des peuples autochtones. Une journée consacrée à la promotion et à la défense des droits, de la dignité et du patrimoine des communautés autochtones à travers le monde. À Bukavu, cette commémoration sera également l’occasion de mettre en lumière les réalités sanitaires auxquelles sont confrontées certaines communautés autochtones, particulièrement dans le domaine de la santé maternelle.
La communauté pygmée, en collaboration avec le Parc national de Kahuzi-Biega et ses différents partenaires, prévoit notamment d’organiser des échanges autour du rôle des accoucheuses traditionnelles dans la prise en charge et l’accompagnement des femmes enceintes au sein des communautés autochtones.
Cette réflexion intervient dans un contexte où l’accès aux services modernes de santé demeure un défi pour plusieurs populations vivant dans des zones éloignées des structures sanitaires. Les accoucheuses traditionnelles jouent ainsi, dans certaines communautés, un rôle important auprès des femmes enceintes, notamment pour l’accompagnement avant, pendant et après l’accouchement.
Les échanges prévus à Bukavu devraient permettre d’analyser les pratiques existantes, les difficultés rencontrées par ces actrices communautaires ainsi que les possibilités de renforcer leur collaboration avec les structures sanitaires modernes.
L’objectif est notamment de réfléchir à des mécanismes susceptibles de contribuer à l’amélioration de la santé maternelle et infantile, tout en tenant compte des réalités culturelles et sociales des communautés autochtones.
La Journée internationale des peuples autochtones constitue par ailleurs une occasion de rappeler l’importance de la protection des droits de ces communautés et de leur participation aux décisions qui concernent directement leur vie et leur avenir.
Dans le contexte du Sud-Kivu, les questions liées à l’accès aux soins, à la protection des territoires, aux moyens de subsistance et à la préservation des pratiques culturelles restent au centre des préoccupations des organisations qui travaillent auprès des peuples autochtones.
Les activités prévues ce dimanche 9 août devraient donc permettre aux participants de réfléchir sur les moyens de valoriser les savoirs traditionnels tout en favorisant une meilleure prise en charge sanitaire des femmes et des enfants.
La rencontre sera également une opportunité de renforcer le dialogue entre les communautés autochtones, les structures sanitaires, les autorités et les partenaires engagés dans la promotion de la santé maternelle.
Goreth Sifa, pour la RTEE Kivu.