Bukavu : 13 cas d’avortements clandestins répertoriés entre janvier et août 2026

Bukavu : 13 cas d’avortements clandestins répertoriés entre janvier et août 2026

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Ghislain Lukambo

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Treize cas d’avortements clandestins ont été répertoriés dans la ville de Bukavu entre janvier et août 2026. Les chiffres sont avancés par l’organisation Écho des Parlementaires Debout, qui alerte sur une pratique susceptible d’exposer les femmes et les jeunes filles à de graves conséquences sanitaires et sociales. Selon cette organisation, ces cas recensés témoignent de la nécessité de renforcer l’information et l’accompagnement des populations, particulièrement des jeunes, sur les questions liées à la santé sexuelle et reproductive.

L’avortement clandestin, souvent pratiqué dans des conditions ne garantissant pas la sécurité des personnes concernées, peut exposer les femmes à diverses complications. Les acteurs de la société civile appellent ainsi à une meilleure sensibilisation et à un accompagnement adapté des personnes confrontées à des grossesses non désirées. Un responsable de l’organisation Écho des Parlementaires Debout, joint dans le cadre de ce reportage, revient sur les chiffres enregistrés et appelle à renforcer la sensibilisation :

« Nous avons répertorié treize cas d’avortements clandestins dans la ville de Bukavu entre le mois de janvier et le mois d’août 2026. Ce chiffre doit interpeller l’ensemble des acteurs, parce qu’au-delà des statistiques, il y a des femmes et des jeunes filles qui se retrouvent confrontées à des situations difficiles et qui peuvent prendre des décisions dans la précipitation, parfois sans mesurer les conséquences. Ce qui nous préoccupe particulièrement, ce sont les conditions dans lesquelles certains de ces avortements sont pratiqués. Lorsqu’une personne a recours à des pratiques clandestines ou à des personnes qui ne disposent pas des compétences nécessaires, les risques pour sa santé peuvent être très importants. Nous pensons donc qu’il faut renforcer la sensibilisation, l’information et l’accompagnement afin que les jeunes et les femmes puissent avoir accès à des informations fiables et aux services de santé appropriés. »

L’organisation estime que la prévention passe notamment par une meilleure éducation à la santé sexuelle et reproductive ainsi que par l’accès à des informations fiables et adaptées. Elle appelle également les différents acteurs intervenant dans le domaine de la santé et de la protection de l’enfance à intensifier les actions de sensibilisation auprès des jeunes.

Ces chiffres, qui concernent la période allant de janvier à août 2026, sont présentés par Écho des Parlementaires Debout comme un signal nécessitant une attention accrue des autorités et des organisations spécialisées.

L’organisation encourage enfin les personnes confrontées à des situations de grossesse non désirée à rechercher un accompagnement auprès des professionnels et structures de santé compétents, afin de limiter les risques liés aux pratiques clandestines.

Goreth Sifa, pour la RTEE Kivu.

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