La journée ville morte annoncée par les conducteurs de moto-taxi de la ville de Beni n’aura finalement pas lieu. La décision a été prise ce mercredi 13 mai 2026 à l’issue d’une concertation entre les représentants des taximen motos et les autorités urbaines, organisée afin de désamorcer les tensions qui menaçaient de perturber les activités socio-économiques dans la ville.
Au cours de cette rencontre, les conducteurs de moto-taxi ont exposé plusieurs préoccupations liées notamment aux mesures administratives, aux conditions d’exercice de leur profession ainsi qu’aux difficultés sécuritaires auxquelles ils sont confrontés au quotidien dans différents quartiers de la ville de Beni.
Les autorités locales ont, de leur côté, rassuré les représentants des motards quant à leur volonté de poursuivre le dialogue afin de trouver des solutions consensuelles aux revendications soulevées.
« Nous avons choisi de privilégier le dialogue pour éviter de pénaliser davantage la population », a indiqué un représentant des conducteurs de moto-taxi.
Selon plusieurs participants à cette réunion, les discussions se sont déroulées dans un climat d’écoute mutuelle, permettant aux deux parties de dégager certaines pistes de solution susceptibles d’améliorer les relations entre les taximen et les autorités administratives.
Les conducteurs de motos ont ainsi accepté de suspendre temporairement leur mouvement de protestation en attendant la mise en application des engagements pris lors des échanges.
« Les autorités nous ont rassurés qu’un suivi sera assuré concernant nos préoccupations », a affirmé un responsable des taximen de Beni.
Cette décision est accueillie avec soulagement par une grande partie des habitants de Beni, pour qui une journée ville morte aurait fortement perturbé les activités commerciales, les déplacements ainsi que plusieurs services essentiels dans cette ville du Nord-Kivu régulièrement confrontée à l’insécurité.
Depuis la ville de Beni, Faradja KATHO