Les violences conjugales restent une réalité préoccupante dans plusieurs ménages à Beni. Elles peuvent se manifester sous différentes formes, notamment par des violences physiques, sexuelles ou encore psychologiques, avec des conséquences parfois lourdes sur les victimes. S’exprimant dimanche 13 septembre, le psychologue Patien Katuka a expliqué les principales manifestations de ces violences et appelé les victimes à ne pas rester silencieuses.
Selon Patient Katuka, les violences conjugales ne se limitent pas aux agressions physiques. Elles peuvent également prendre la forme de pressions psychologiques, d’humiliations, de menaces, de violences sexuelles ou encore de comportements visant à contrôler ou à dominer le conjoint. Il estime qu’une meilleure compréhension de ces différentes formes peut permettre aux victimes et à leur entourage de reconnaître plus rapidement les situations de violence et d’agir en conséquence.
« Les violences conjugales peuvent prendre plusieurs formes. Lorsqu’une personne est régulièrement frappée, menacée, humiliée, agressée sexuellement ou soumise à une pression psychologique permanente dans son ménage, il s’agit également de violences qui ne doivent pas être banalisées. Il est important que les victimes comprennent qu’elles ont des droits et qu’elles peuvent chercher de l’aide au lieu de considérer ces situations comme une fatalité de la vie conjugale », a expliqué Patient Katuka.
Le psychologue encourage ainsi les personnes victimes de violences conjugales à faire valoir leurs droits et à rechercher un accompagnement approprié. Il appelle également les proches à ne pas fermer les yeux sur les situations de violence, mais plutôt à orienter les victimes vers les structures ou personnes capables de les accompagner.
« Une victime ne devrait pas avoir peur de parler de ce qu’elle subit. Le silence peut contribuer à prolonger la souffrance et à exposer davantage la personne aux conséquences de ces violences. Il faut donc sensibiliser les familles et la communauté afin que les victimes soient écoutées, protégées et accompagnées dans les démarches qui peuvent leur permettre de faire respecter leurs droits », a insisté Patient Katuka.
La sensibilisation apparaît ainsi comme un moyen important de prévenir les violences conjugales et de favoriser une prise en charge des victimes. Les familles sont également appelées à privilégier le dialogue et le respect mutuel afin de contribuer à des relations conjugales exemptes de violences.
Faraja Katho, depuis Beni.